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François de Rugy : "Le sens des responsabilités, la marque de fabrique de Valls"

Par Benjamin Jeanjean

Invité ce jeudi de Territoires d’infos sur Public Sénat et Sud Radio, François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique et soutien d’Emmanuel Macron, a salué le soutien de Manuel Valls au candidat d’En Marche!.

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Sur le plateau de l’émission Territoires d’infos sur Public Sénat et Sud Radio, François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique et soutien d’Emmanuel Macron, a bien évidemment salué le soutien affiché mercredi par Manuel Valls à Emmanuel Macron, lui qui a lui-même rejoint les rangs d’En Marche! ces dernières semaines. "Chacun sait qu’ils ne sont pas les meilleurs amis du monde. Manuel Valls a fait primer la question de fond et la question des idées desquelles il se sent le plus proche. Quant au sens des responsabilités, cela a toujours été la marque de fabrique de Manuel Valls, qui est un homme d’État. Par ailleurs, qui aurait compris qu’il soit un soutien enthousiaste de Benoît Hamon, alors que ce dernier n’a pas changé son projet depuis la primaire et a décidé de se tourner vers Jean-Luc Mélenchon et Cécile Duflot ?", a-t-il notamment déclaré.

"La mort du PS ? Je ne suis ni devin ni prophète"

Interrogé sur les récents propos de François Fillon, qui a affirmé "être sûr de gagner cette présidentielle", le député de Loire-Atlantique a préféré botter en touche. "Emmanuel Macron, qui est dans les sondages possiblement au deuxième tour, ne dit jamais cela. Si des gens croient encore en politique qu’il suffit d’affirmer quelque chose pour que cela se produise, ils sont bien faibles", a-t-il lancé avant d’envoyer un message à ceux qui pensent que le soutien de Manuel Valls à Emmanuel Macron est du pain béni pour François Fillon. "On pourrait dire cela si Emmanuel Macron avait dit qu’il nommerait Manuel Valls Premier ministre… Mr Fillon devrait plutôt se poser la question de savoir pourquoi Alain Juppé ne le soutient que du bout des lèvres, ayant même parlé il y a quelques semaines d’une dérive et d’une radicalisation de François Fillon et de quelques-uns de ses soutiens".

L’ancien candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire a également évoqué la situation du Parti socialiste, dont certains observateurs prédisent déjà la mort. "Je suis pas un devin, encore moins un prophète. Je souhaite personnellement une recomposition politique, car je crois que les partis (PS et LR) qui ont structuré la vie politique pendant des dizaines d’années n’expriment plus les clivages réels de la société française, comme le débat entre ouverture et fermeture au monde. Je pense que beaucoup de socialistes devraient en tout cas se poser la question. Benoît Hamon enclenche lui aussi une forme de recomposition politique, autour d’une gauche rouge-verte. C’est un choix que je respecte, même si ce n’est pas le mien. Je préfère une recomposition politique qui ne se situe pas vers la gauche radicale, mais vers le rassemblement des progressistes", a-t-il indiqué.

"L’élection de Macron, un puissant facteur de renouvellement politique"

Face à l’accusation de "faire du neuf avec du vieux" au regard des personnalités qui soutiennent Emmanuel Macron (Robert Hue, Alain Madelin, Daniel Cohn-Bendit, Manuel Valls…), François de Rugy a tenu à minimiser les risques. "Il y a deux approches. Il y a tout d’abord des personnalités retirées de la vie politiques, comme Bertrand Delanoë, et d’autres qui sont en train d’émerger. Le choix d’Emmanuel Macron, c’est de faire émerger de nouvelles têtes, notamment avec son intention de réserver 50% d’investitures législatives à ceux dont ce sera le premier engagement. Son élection serait un puissant facteur de renouvellement politique", a-t-il clamé.

François de Rugy s’est également fait le porte-parole d’Emmanuel Macron au niveau programmatique, expliquant entre autres que ce dernier prévoyait de réserver 5 milliards d’euros de son plan d’investissement global de 50 milliards pour "une modernisation et une montée en gamme de l’agriculture française". Assurant qu’Emmanuel Macron souhaitait "préserver et garantir les pensions de retraites, notamment les petites retraites", François de Rugy a réaffirmé sa double priorité économique : "relancer l’emploi en baissant le coût du travail et en même temps augmenter le salaire net".

Enfin, l’ancien membre d’EELV a souligné la stature internationale acquise selon lui par le candidat d’En Marche!, qualifiant ce dernier d’interlocuteur "le plus crédible sur la scène européenne", citant ses rencontres avec Theresa May, Angela Merkel, Martin Schulz ou encore Yannis Varoufakis.


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