EXCLUSIVITE SudRadio ; Jean-François Barnaba candidat aux européennes

En exclusivité sur SudRadio, le gilet jaune Jean-François Barnaba annonce conduire une liste pour les élections européennes, nommée "Jaunes et citoyens". Il précise les ambitions de cette liste avec Patrick Roger et Cécile de Ménibus dans la matinale de SudRadio. 

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Gilet jaune de la première heure, Jean-François Barnaba a annoncé aujourd'hui qu'il mènerait la liste "Jaunes et citoyens" aux élections européennes. "On voit bien que la pression de la rue ne fait pas céder le pouvoir", a-t-il déclaré. "Il n'y a qu'un moyen pour changer le destin du pays : ce sont les institutions démocratiques". 

Jean-François Barnaba précise qui l'accompagnera sur cette liste : "Nous serons avec des personnalités compétentes,79 noms au total, qui ont de l'expertise et apporteront de la crédibilité à nos propositions". 

Membre du mouvement des gilets jaunes depuis le début, il affirme qu'"il faut absolument éviter le chaos. La violence n'est pas acceptable !". 

"Notre revendication principale est le pouvoir d'achat"

"Aujourd'hui il est indigne et intolérable que des gens travaillent et soient sous le seuil de pauvreté : il faut augmenter les salaires, les prestations sociales et les retraites : rétablir la justice sociale pour ceux qui travaillent et qui ont travaillé !" assène-t-il. 

Jean-François Barnaba réclame le rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF) pour plus de justice fiscale. "Au niveau européen, il faut lutter contre l'évasion fiscale et la corruption. Aujourd'hui le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, est l'empereur de la fraude fiscale", dénonce-t-il. 

Il s'éloigne cependant de certaines revendications majeures des gilets jaunes : "Le référendum d'initiative citoyenne (RIC) n'est pas la réponse à tout'. 

Pas de manifestation ce samedi

Jean-François Barnaba n'appelle pas à manifester pour le 19e week-end de mobilisation des gilets jaunes : "Nous sommes avec la liste "Jaunes et citoyens" dans une nouvelle séquence : nous ne manifesterons pas demain. Nous comprenons ceux qui le font mais le contexte est tellement violent ! Nous devons passer à une expression nouvelle", selon lui.