Estrosi accuse l'État de "laisser s'incruster des fichés S" dans les mosquées

Christian Estrosi s'en est pris ce mardi au gouvernement au sujet de la gestion des lieux de culte et notamment d'une mosquée niçoise.

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Le président LR de la métropole Nice Côte d'Azur Christian Estrosi accuse le gouvernement de "laisser s'incruster des fichés S dans les lieux de culte" et réclame la fermeture, "sous huit jours", de la mosquée En-Nour à Nice.

Se basant sur un article dans lequel nos confrères de Nice-Matin informaient que l'un des 25 membres du conseil d'administration du lieu était fiché S, l'ex-maire de la ville a dénoncé "l'autorisation d'ouverture" donnée par Bernard Cazeneuve - alors ministre de l'Intérieur - pour un lieu "qui appartient au ministre des Cultes d'Arabie Saoudite" et "qui prône la charia".

Réagissant à ces accusations, Me Ouassimi Moubarek, l'avocat des représentants de la mosquée, a rétorqué qu'il n'avait "jamais entendu parler d'un quelconque fiché S" et qu'une telle information "serait quelque chose de nouveau".

Cette nouvelle sortie médiatique de Christian Estrosi à propos de la mosquée En-Nour, ouverte en juin 2016, rappelle que l'intéressé a fait de la fermeture du lieu un combat personnel. Fin janvier, il avait ainsi transmis un signalement au parquet afin de réclamer l'ouverture d'une enquête sur les entreprises ayant participé à la construction de l'édifice.

En réaction, la mosquée avait déposé une plainte "pour incitation à la haine raciale ou religieuse" ainsi qu'une plainte en diffamation contre M. Estrosi. Des plaintes que Me Moubarek aimeraient voir "traitées avec la même célérité" que le signalement.

Christian Estrosi réclame la création d'une commission d'enquête parlementaire et somme le chef du gouvernement de s'expliquer sur le sujet, mais aussi sur la question de la sécurité prévue le soir de l'attentat du 14 juillet 2016,  sur la promenade des Anglais.
 


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