En déplacement en Corse pour les 20 ans de l'assassinat de Claude Erignac, le président de la République a inauguré une place au nom de l'ancien préfet, en présence de sa veuve et du dirigeant autonomiste de l'exécutif corse, Gilles Simeoni. 

L'assassinat du préfet Claude Erignac, commis à Ajaccio par un commando nationaliste il y a vingt ans jour pour jour, "ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s'explique pas. On a tué un homme parce qu’il était serviteur de la République. On a arraché un époux, un père à sa famille. Deux infamies", a déclaré mardi à Ajaccio Emmanuel Macron lors d'une cérémonie d'hommage.

"La Corse, terre de fierté et de dignité, a été salie par ce crime", a ajouté le chef de l'État, qui s'est exprimé après une allocution de Dominique Erignac, la veuve du préfet, et en présence notamment du dirigeant autonomiste de l'exécutif corse Gilles Simeoni. En inaugurant une place Claude Erignac, "nous scellons notre union indéfectible dans la République", a poursuivi le chef de l'État.

"C'est la justice de la République qui a été rendue, et elle sera suivie, sans complaisance, sans oubli, sans amnistie", a ajouté Emmanuel Macron à propos de la condamnation, notamment, d'Yvan Colonna, pour ce meurtre, et alors que certains dirigeants autonomistes, comme Jean-Guy Talamoni, ont demandé une amnistie de tous les prisonniers corses. Ce dernier n'a d'ailleurs pas participé à cette cérémonie d'hommage.

Un peu plus tôt, c'est Dominique Erignac, la veuve du préfet, qui a pris la parole. "Je ne pensais jamais revenir sur ce lieu maudit", a-t-elle déclaré, la voix saisie par l'émotion : "Claude était un homme de paix et de dialogue. C'est la République que l'on a voulu toucher et abattre."

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