Elisabeth Borne : "Toutes les assurances ont été données" aux routiers

Elisabeth Borne, Elisabeth Borne, ministre auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports, était l'invitée politique du Grand Matin Sud Radio.

La ministre chargée des Transports Elisabeth Borne, invitée politique du Grand Matin Sud Radio, a annoncé que les routiers avaient obtenu les assurances qu'ils réclamaient sur les heures supplémentaires.

Les routiers "voulaient un engagement des organisations patronales, ils l'ont eu. Moi je respecte le temps de leur décision, mais aussi je compte sur leur responsabilité", a déclaré Elisabeth Borne.

"Il n'y aura aucun changement sur les heures supplémentaires", a-t-elle une nouvelle fois martelé.

Les syndicats CGT et FO du transport routier doivent annoncer ce vendredi s'ils lèvent ou non leur appel à la grève pour dimanche 22h. Un tel mouvement, très redouté, signifierait de nouveaux barrages sur les routes françaises, en plein mouvement des "Gilets Jaunes".

Les deux syndicats ont obtenu jeudi des engagements écrits du patronat sur le maintien de la rémunération des heures supplémentaires des routiers, après une réunion au ministère des Transports qui s'est lui-même engagé sur ce dossier.

La CGT et FO, deuxième et troisième syndicats du secteur, craignaient que la majoration de leurs heures supplémentaires à 25% et 50% soit remise en cause par une décision récente du Conseil d'Etat. Ils ont indiqué jeudi soir qu'ils devaient étudier les documents obtenus et consulter leur base avant de décider une éventuelle levée de leur appel à faire grève.

Interrogée sur la manifestation des Gilets Jaunes, prévue ce samedi 8 décembre, Elisabeth Borne a appelé à l'apaisement après les violences qui ont eu lieu ces dernières semaines.

"Il y a clairement des gens qui n'ont pour but que de casser, voire de tuer, a indiqué la ministre des Transports. Et ils prennent le prétexte des Gilets Jaunes. Nous devons tous appeler à l'apaisement, c'est de notre responsabilité. La violence menace la démocratie, les manifestations ne sont plus tenues."

 

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