Covid-19 : "On est tombé dans une hystérie sanitaire" estime Ivan Rioufol

Réac, paria… Les appellations sont nombreuses depuis des années pour qualifier Ivan Rioufol. Des dénominations qui n’ont pas changé, au regard de sa réaction à la gestion de la crise sanitaire du Covid-19. Le journaliste au Figaro était l’invité de “Bercoff dans tous ses états" pour son livre "Journal d'un paria" aux éditions de l'Artilleur et du Toucan.

Ivan Rioufol
Ivan Rioufol, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Ivan Rioufol est cependant, aujourd’hui, quelque peu soulagé. "Ma position est beaucoup plus reposante aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a vingt ou trente ans. Depuis ces années, j’essaie d’explorer les zones d’ombre, là où les médias ne veulent pas aller. Depuis quelque temps, je me sens plus dans le sens du courant. C’est plus confortable", lance-t-il sur Sud Radio.

"La meute se trompe souvent"

"Je me suis construit politiquement sur la détestation des totalitarismes, de la pensée unique et de l’unanimisme. J’ai toujours eu des réticences à vouloir aboyer avec la meute. Car la meute pouvait se tromper et la meute se trompe souvent. Quand j’ai vu que la meute aboyait dans le même sens avec le Covid, pour n’imposer qu’une seule idée et faire éteindre toutes les oppositions, j'ai été abasourdi par la passivité des Français", ajoute-t-il au micro d’André Bercoff.

Dans son Journal d’un paria, Ivan Rioufol fait le recueil de ses blocs-notes publiés dans le quotidien Le Figaro depuis le 10 janvier 2020. À cette date, il titrait "La démocratie française suffoque". En raison des changements opérés à cause du Covid-19. "Je vois une intolérance se lever très vite contre ceux qui nous disent que ce qu’il se passe n’est pas dramatique. Un pouvoir médical commence à suppléer le pouvoir politique, supplanté également par le pouvoir des grands laboratoires", lance-t-il également.

Covid-19 : l’émergence d’un discours totalitaire

Toujours au sujet de la crise du Covid-19, Ivan Rioufol dénonce aujourd’hui le fait que le discours est devenu "totalitaire", à l’encontre de ceux qui voudraient apporter des nuances. "Je me refuse à cette vérité officielle et je cherche mon libre-arbitre. D’autant plus sur ces vaccins qui ne sont pas des vaccins obligatoires, qui sont des vaccins expérimentaux, et dont on peut avoir un doute sur leur efficacité. Je suis saisi par un doute légitime. Je suis prêt à le faire, mais je veux attendre un peu. Le déclic a été le fait que si je ne me fais pas vacciner, on me refusera tout un tas de libertés élémentaires. Je choisis donc la désobéissance, en prenant mes risques", explique le journaliste.

Ce dernier affirme aujourd’hui se mettre volontairement en réserve de la société actuelle, telle qu’elle a été modelée avec la crise du Covid-19. "On est passé d’une société libérale à une société hygiéniste. Il n’y a plus rien d’autre que la santé. Et vous avez tout un discours officiel qui vous dit qu’il faut croire aux vaccins. On est tombé dans une hystérie sanitaire, dans une hystérie de la peur. Mais cela ne devrait pas aller à ce point que les médias eux-mêmes cautionnent ce discours unique et s’affranchissent du b.a.-ba de l’esprit critique", déplore Ivan Rioufol.

La culture de la peur

"L’Etat a abandonné des territoires, et pour mimer une autorité et une protection, il a établi cette société de la peur", analyse encore le journaliste. "Cette fabrique de la peur a été plus spécifiquement instaurée par ce gouvernement, qui a voulu dépolitiser tous les grands sujets. Cette instrumentalisation de la peur n’est pas digne d’une démocratie. Au bout du compte, c’est la démocratie qui sort de là éreintée", s’exclame Ivan Rioufol.

Face à cela, Ivan Rioufol observe une absence totale de contre-pouvoirs dans la gestion de la crise sanitaire du Covid-19. "Ni le Conseil d’Etat, ni le Conseil constitutionnel, ni l’Assemblée nationale, ni le Sénat, ni les médias" se sont opposés à cette manière de faire. "Tous les éléments de la dictature sont là, une démocrature. Les démocrates et singulièrement les intellectuels ne se sont pas réveillés contre ce régime affreux qui s’installe", conclut le journaliste.

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Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff chaque jour à 12h dans Bercoff dans tous ses états Sud Radio.