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Christian Eckert : "La sécurité sociale est quasiment à l'équilibre"

Par Jérémy Jeantet

Le secrétaire d'Etat chargé du budget juge "dangereuse" la volonté de la droite de confier aux assureurs privés une partie de l'assurance maladie, qui "a été réformée" et dont "la survie est assurée" et observe d'ailleurs que "François Fillon recule sur ce point", depuis son élection dimanche.

Invité de l'émission Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat, Christian Eckert est revenu sur la proposition de François Fillon de limiter le champ d'action de l'assurance maladie aux affections graves et de longue durée, confiant les autres prestations aux mutuelles.Le secrétaire d'Etat a jugé "dangereuse" cette "espèce d'envie de la droite", visant à "satisfaire les appétits des grandes compagnies d'assurance", mais aussi inutile : "La Sécurité sociale a été réformée par les uns et les autres. Elles est aujourd'hui quasiment à l'équilibre, la dette commence à diminuer et sa survie est assurée. Il n'y a pas péril en la demeure."Même chose sur la proposition de François Fillon de supprimer 500 000 fonctionnaires. Pour Christian Eckert, "c'est raconter des bobards aux Français" parce que c'est "irréaliste". "Nous avons stabilisé le nombre de fonctionnaires d'Etat dans notre pays depuis 5 ans et je ne vois pas comment on peut contraindre les collectivités locales autrement que sur le plan financier, ce que nous avons fait, a poursuivi Christian Eckert. Supprimer 500 000 postes de fonctionnaires, c'est irréaliste, ça veut dire ne pas recruter pendant au moins 5 ans."Christian Eckert a également relativisé les tensions au sommet de l'Etat entre François Hollande et Manuel Valls, notamment après l'interview du Premier ministre dans le JDD, où il n'exclut pas de se présenter contre le président de la République : "Hier, comme d'habitude, le président et le PM ont déjeuné ensemble, on dit que ça s'est passé de façon tout à fait sereine. Il n'y a pas d'impatience, simplement un sentiment d'alerte en se disant qu'il faut prendre les décisions rapidement maintenant que l'on connait le candidat de la droite. Il y a un certain nombre de velléités de se présenter à gauche, notamment au PRG, il faut clarifier les choses. Le président, pour ceux qui le connaissent, rien ne l'empêche d'être candidat."

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