Carburants : "Il est normal que les Français soient en colère" pour P. Kanner

Patrick Kanner, sénateur du Nord et président du groupe socialiste au Sénat
Patrick Kanner, sénateur du Nord et président du groupe socialiste au Sénat ©Sud Radio

Patrick Kanner, sénateur du Nord et président du groupe socialiste au Sénat, était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

À l'approche du mouvement du 17 novembre, la colère monte parmi les Français face à la hausse du prix des carburants.

Un sentiment légitime, pour Patrick Kanner, sénateur du Nord et président du groupe socialiste au Sénat, invité politique du Grand Matin Sud Radio : "C’est normal que les Français soient en colère. Je ne mettrais pas un gilet jaune, parce que je suis un citoyen, mais aussi un parlementaire, mais j’ai une diesel neuve qui, a priori, ne pollue pas grand-chose. Quand je fais un plein, c’est environ 65 euros sur Lille. J’ai bien vu la hausse. Cette colère sourde est devenue audible pour tout le monde."

Les Français disent qu'ils ne comprennent plus rien. Il y a un sentiment d'injustice

Pour l'ancien ministre de François Hollande, l'exécutif doit réagir face au sentiment d'injustice qui s'exprime parmi la population. "Il faut que le président de la République entende les choses, a lancé Patrick Kanner. Les Français disent qu’ils ne comprennent plus rien. D’un côté, ils ont une petite hausse sur leur salaire, une baisse de la taxe d’habitation, mais de l’autre, on leur prend toute une série de nouvelles petites taxes. Surtout, ils se rendent compte que ce n’est pas juste. On a donné aux plus riches en début de quinquennat. Et il y a l’immense majorité des petits contribuables qui vont peut-être récupérer 10 euros ici et en perdre 15 de l’autre côté. Il y a un sentiment d’injustice."

 

 

Je souhaite qu'Emmanuel Macron aille à Ascoval. Le gouvernement a trop tergiversé. Il faut sauver cette usine

Emmanuel Macron, qui parcourt l'Est et le Nord de la France, cette semaine, dans le cadre des commémorations du centenaire de l'armistice de la Première Guerre Mondiale, serait également bien inspiré, selon Patrick Kanner, de faire un détour par Ascoval pour aller rencontrer les salariés qui luttent contre la fermeture de leur usine : "Je souhaite qu’il aille à Ascoval. J’ai été rencontrer ces salariés, qui ne sont pas des violents mais veulent simplement sauver leur peau. Cette aciérie a fait la richesse de la France et demande aujourd’hui de la solidarité. Le gouvernement a trop tergiversé. Il faut la sauver."

 

 

Et le chef de l'État doit, pour Patrick Kanner, montrer qu'il s'intéresse à ce dossier : "Cette usine est devenue un symbole de l’histoire industrielle de la France. Qu’à titre personnel, le président de la République, comme François Hollande l'a fait à Florange, puisse venir discuter, dialoguer, c’est déjà très important pour les salariés."

Ségolène Royal tête de liste aux Européennes ? "Une candidature qui serait tout à fait intéressante"

Interrogé sur la bataille des élections européennes du mois de mai prochain, le sénateur socialiste du Nord Patrick Kanner a assuré que Ségolène Royal n'avait pas encore complètement refusé de mener une liste à gauche. Et il espère qu'elle finira par accepter.

 

 

"Ségolène Royal est une femme d'État, c'est une voix et une voie pour la France, a assuré Patrick Kanner. Si elle est à la tête d'une liste de progrès, avec des écologistes, des socialistes, je pense que nous pouvons marquer notre terrain."

Pour l'ancien ministre de François Hollande, "il faut que le PS puisse ressortir, non pas gagnant, mais avec un score honorable". Et Ségolène Royal est, selon lui, la plus à même de réussir cette mission : "Je pense que cette candidature serait tout à fait intéressante, avec une personnalité forte, une figure nationale. Ça me semble tout à fait opportun, mais c'est à elle d'en décider."

 

Vos réponses pour cet article

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio