Bruno Retailleau : "Nous bloquerons la hausse de la taxe carburant au Sénat"

Bruno Retailleau, sénateur LR de Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat
Bruno Retailleau, sénateur LR de Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat ©Sud Radio

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat et sénateur de Vendée, était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Le mouvement du 17 novembre a toutes les chances d'avoir "beaucoup de succès". C'est la prédiction de Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat, invité politique du Grand Matin Sud Radio.

"Les Français sont en colère car ils ont le sentiment d'avoir été piégés et trompés, a expliqué Bruno Retailleau. La ponction sur le pouvoir d'achat est énorme, elle pourra aller jusqu'à 700 euros par an. On va faire payer la transition écologique par les plus modestes, par ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre la voiture. Et ils se sentent trompés parce qu'on les a poussés à prendre du diesel et maintenant, ils n'ont pas les moyens d'en changer."

La hausse des taxes sur les carburants, comprise dans le projet de loi de finances pour 2019, sera bientôt à l'étude au Sénat. Et Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains, majoritaire au Sénat, promet qu'elle sera enlevée lors des débats.

Des subventions ou des chéques carburants, ce n'est pas une solution. En France, le problème, ce sont les taxes

"Il y a un an, le Sénat avait déjà refusé de voter la trajectoire de cette fiscalité, a rappelé le sénateur de Vendée. Nous annulerons à nouveau cette trajectoire et on va proposer de vraiment affecter les fruits de cette taxe à la transition écologique."

"On veut la bloquer", répète-t-il, même si le dernier mot reviendra, en cas de désaccord, à l'Assemblée nationale, où la République en Marche est majoritaire.

 

 

Surtout, pour Bruno Retailleau, compenser la hausse des taxes par la mise en place d'un chèque carburant, comme Xavier Bertrand l'a fait dans les Hauts-de-France et comme le gouvernement envisage de le généraliser, n'est "pas la solution".

"En France, le problème, ce sont les taxes, a martelé Bruno Retailleau. On ne va pas créer des subventions qui, elles-mêmes, demain, susciteront des taxes pour les financer."

"Il faut proposer l'asile politique" à Asia Bibi

Interrogé sur l'affaire Asia Bibi, cette Pakistanaise, chrétienne, condamnée à mort pour délit de blasphème envers l'Islam avant d'être acquittée la semaine dernière, mais qui est toujours en prison, Bruno Retailleau a pressé Emmanuel Macron de réagir.

 

"Il faut proposer l'asile politique, a demandé Bruno Retailleau. Ça fait plusieurs années que je soutiens Asia Bibi. Bien entendu, si elle souhaite venir en France, elle doit être la bienvenue et il faut l'accueillir. C'est un cas d'asile qui répond parfaitement aux critères."

"Plus compliqué" pour Donald Trump

Et, sur l'actualité de la nuit, avec les élections de mi-mandat aux États-Unis qui ont vu Donald Trump perdre le contrôle de la Chambre des Représentants, mais garder sa majorité au Sénat, Bruno Retailleau a estimé que ça allait être "plus compliqué" pour le président américain.

"Il y aura ce contre-pouvoir qui va pouvoir redémarrer certaines enquêtes et il ne pourra plus passer tous ses textes", a indiqué Bruno Retailleau, notant toutefois que Donald Trump "réussit mieux aux midterms que ses prédécesseurs".

 

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