Brune Poirson : "Le déclin ou la renaissance"

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Brune Poirson, secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique. Sud Radio

Brune Poirson était l’invitée politique de Patrick Roger le 5 mars 2019 sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

"Emmanuel Macron ne donne-t-il pas raison aux nationalistes en parlant de protection, de remise à plat de l’espace Schengen ?", interroge Patrick Roger. "Nous avons un président de la République qui est réaliste, qui prend ses responsabilités en tant que leader européen, et fidèle à son ADN", estime la secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique.

Revoir l'espace Schengen

Pour Brune Poirson, "c’est en ayant un engagement européen fort qu’on fait la France forte. J’ai vécu en Inde et, vue d’Asie, la France est un confetti. Elle reste un pays attractif, très beau. Mais vue d’Asie où se trouvent les deux tiers de la population mondiale, la France est minuscule. Je ne dis pas que c'est bien ou mal, c’est un fait. Si l’on veut se protéger pour maintenir notre identité, il faut une Europe forte. Nous sommes arrivés à un point de bascule en Europe, entre un déclin et une renaissance".
Faut-il alors remettre des frontières ? "Oui et non, répond Brune Poirson. Non, dans le sens qu’il ne faut pas s’enfermer. Ce que dit le président est que l’espace Schengen tel qu’il est aujourd’hui n’est plus satisfaisant. C’est une passoire par certains aspects. Il faut refaire de la sécurité une priorité avec, par exemple, les mêmes règles d’accueil et de refus des réfugiés en Europe".

Vers une préférence européenne

Emmanuel Macron parle également de préférence européenne, comme le font les Chinois et les Américains. N’est-ce pas contraire à certaines règles de commerce international ? "Il ne faut plus être naïf, que l’on continue à signer des accords commerciaux avec des pays ne respectant plus les droits sociaux et environnementaux, estime la  secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique. L’Europe a été créée à une époque où les défis étaient entièrement différents. Il faut qu’elle évolue".

Le président parle aussi d’une conférence citoyenne pour l’Europe, pour participer à l’élaboration d’une feuille de route européenne. Une reprise du grand débat au niveau européen ? "Oui, c’est ce qu’il propose. Au-delà des élections, dans une période charnière, nous invitons les citoyens européens à participer." Agnès Buzyn va-t-elle mener la liste LREM aux européennes ? "Quand elle croit à quelque chose, elle va toujours jusqu’au bout", se contente de répondre Brune Poirson.  

Enfin, face au cri d’alarme sur les dangers plastiques lancé le 5 mars 2019 par le WWF, que faire ? "Au niveau français, la semaine dernière avec le WWF, nous avons signé un pacte national sur le plastique pour réduire drastiquement le suremballage. Nous allons aussi transformer la fiscalité pour faire que le recyclage coûte moins cher que la mise en décharge. Nous avons été moteurs sur la suppression des plastiques à usage unique. Il faut aller encore plus loin."


Brune Poirson, interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio, le 5 mars à 7h40.


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