Bernard Accoyer : "Macron ne dit rien, il est d’accord avec tout le monde"

Bernard Accoyer, invité de Territoires d'infos sur Public Sénat et Sud Radio, le 21 mars 2017

Invité mardi de Territoires d'infos sur Public Sénat et Sud Radio, le secrétaire général du mouvement Les Républicains a fait d'Emmanuel Macron l'adversaire numéro 1 de François Fillon en multipliant les petites piques contre l'ancien ministre de l'Économie. 

Au lendemain du premier débat télévisé entre les cinq candidats favoris des sondages, Bernard Accoyer a désigné Emmanuel Macron comme l'adversaire principal de François Fillon. Le secrétaire général du parti Les Républicains s'en est pris à plusieurs reprises à l'ancien ministre de l'Économie et son programme "flou"

"Emmanuel Macron ne dit rien. Il est d’accord avec tout le monde, il ne faut fâcher personne", a taclé l'ex-président de l'Assemblée nationale, en opposition avec son candidat François Fillon "quelqu’un de solide, quelqu’un avec un projet accompli"Bernard Accoyer n'a pas manqué également de mettre en cause le programme du candidat d'En Marche ! "qui contient "beaucoup de dépenses qui ne sont pas financées" à moins de lever des impôts, souligne le soutien Les Républicains.

Une campagne minée par les affaires

La charge de Bernard Accoyer ne s'arrête pas là. Selon lui, Emmanuel Macron est le principal héritier du bilan de François Hollande puisqu'il a participé "à la mise en œuvre de son programme" qualifié de "désastre". Le candidat du mouvement En Marche ! serait également incapable de réunir une majorité à l'Assemblée nationale. "Où veut aller M.Macron ? Avec qui peut-il gouverner ? Le seul qui peut avoir une majorité c’est François Fillon", a asséné Bernard Accoyer.

Le secrétaire général du parti Les Républicains s'est aussi exprimé sur les révélations de l'émission Quotidien concernant Bruno Le Roux et l'emploi de ses deux filles à l'Assemblée nationale. "Il faut le même traitement pour tout le monde", a réagi Bernard Accoyer qui trouverait normal "si le parquet national financier s'en émeut". En tant qu'ancien président de l'Assemblée nationale, il a également rappelé avoir mis en place "un code de déontologie et un déontologue" même s'il faudra "aller plus loin".

Plus généralement, Bernard Accoyer s'est plaint du niveau de cette campagne où l'on parle plus de forme que de fond. "En faisant le bilan de la campagne, on verra que 75% du temps, on a parlé des affaires", a regretté le soutien de François Fillon qui n'a plus qu'une recette pour réussir la fin de campagne : "Le terrain, les explications, les arguments, de très nombreuses réunions publiques pour expliquer le programme de Fillon, pourquoi il est le seul à pouvoir obtenir une majorité à l’assemblée pour réformer".

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