Ce mercredi matin, malgré la polémique sur l’audition à venir de l’ancien chargé de mission de Macron, la Commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla a bel et bien repris. Au coeur des auditions : les fonctions d’Alexandre Benalla à l’Élysée, au sujet desquelles ont été notamment interrogés François-Xavier Lauch, le commissaire Maxime Creusat et le général Bio-Farina. Pour évoquer la question de l’audition de Benalla, Patrick Roger recevait ce matin Florian Bachelier, député LREM d’Île-et-Vilaine et Premier Questeur de l'Assemblée nationale.

Est-il normal qu’Alexandre Benalla soit entendu par la commission parlementaire ? « C’est la loi, après je crois que les Français en on un peu marre de ce feuilleton. J’ai lu l’article du Monde où il était expliqué très clairement que le but de la démarche était d’embêter le président de la République, pour le dire poliment. Or, le seul effet que cela provoque est le blocage de la réforme institutionnelle par le Sénat », souligne Florian Bachelier.

Pourtant, certaines pratiques que l’on croyait d’un autre monde ont été révélées par l’affaire Benalla, fait remarquer Patrick Roger. « Personne n’a dit que cela était normal », rétorque le député d’Île-et-Vilaine, anciennement avocat. « La séparation des pouvoirs est importante, ce n’est pas juste un principe », assure-t-il.

Alexandre Benalla hésitait encore hier à se présenter devant la commission de l’Assemblée nationale, la ministre de la Justice elle-même a fait remarquer qu’il n’y était pas totalement contraint et qu’il devait avant tout s’exprimer devant la justice. « Elle a raison. Concrètement, quelles vont être les questions aujourd’hui posées par monsieur Bas, à partir du moment où il ne peut pas empiéter sur le périmètre de l’action judiciaire ? », s’interroge Florian Bachelier.

L’audition d’Alexandre Benalla serait donc un bras de fer engagé par le Sénat, avec l’Élysée ? « Je pense que monsieur Bas a pris goût aux plateaux », estime le député LREM. Outre l’audition de Benalla, « il faut surtout que le Parlement travaille », souligne Florian Bachelier. « Pendant trois mois, qu’est-ce qu’a voté l’Assemblée nationale ? L’interdiction des portables, la réforme de la formation professionnelle … Je pense que c’est plutôt ça qui intéresse les Français », conclut-il.

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