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Bayrou tacle "l’obstination" de Fillon et une campagne "impossible à faire"

Par Jeanjean

Hésitant toujours à se présenter à l’élection présidentielle à venir, François Bayrou multiplie les attaques médiatiques contre ses concurrents ces derniers jours.

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Alors que les primaires de la droite et de la gauche ont amplifié les divisions et les courants qui traversent les deux plus grands partis politiques en France (le Parti socialiste et Les Républicains), l’occasion est peut-être inespérée pour François Bayrou, centriste revendiqué, d’accéder à la présidence de la République, après trois tentatives avortées sous les couleurs de l’UDF (2002) et du MoDem (2007, 2012). Mais face à l’émergence d’Emmanuel Macron, le maire de Pau tarde à afficher une position très claire sur le sujet. Une chose est certaine néanmoins : il n’hésite pas à critiquer ses différents concurrents à chacune de ses apparitions médiatiques.

Invité de l’émission Questions d’info (LCP/Le Monde/AFP/franceinfo), l’ancien ministre de l’Éducation nationale (1993-1997) s’est notamment étonné de la volonté de François Fillon de maintenir sa candidature dans le contexte actuel. "Je ne vois pas où mène le choix de l'obstination qu'a fait François Fillon. Cette campagne est pour François Fillon, à mes yeux, impossible à faire", a indiqué l'élu centriste. "Quand bien même il y aurait cette espèce de miracle électoral et qu'il remporterait cette élection, comment gouvernerait-il ?", s'est-il par ailleurs interrogé.

Une campagne impossible à mener selon François Bayrou

Le président du MoDem a également souligné le paradoxe de la campagne de François Fillon, épinglé aujourd’hui aux yeux des gens sur des questions morales après avoir longtemps basé son discours sur les efforts nécessaires à faire pour redresser la France. "Cette cascade de révélations, elle porte atteinte bien sûr à ceux qui en sont frappés, à leur parti et à leur camp, mais aussi, selon moi, à la totalité de la démocratie française. Comment faire une campagne électorale dont tout l'axe était de demander des sacrifices aux gens ?", a-t-il ajouté.

Enfin, celui qui avait réalisé un excellent score au premier tour de l’élection présidentielle de 2007 (18,57% des suffrages) a ironisé sur le caractère "centriste" de l’union formée par Les Républicains et l’UDI depuis l’organisation de leur primaire. "Je sais que le centre, ce n'est pas ça. J'ai absolument conscience qu'un grand nombre de militants de cette organisation politique (Ndlr : l'UDI) ne partagent pas l'orientation qui a été imposée par leurs responsables. Droite et centre, ils sont à combien ? 17 ou 18%. Si l'opposition (...) est à 17 ou 18%, où est l'état du pays et où est la force ?", a-t-il regretté.

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