Barbara Pompili : "On est obligé de travailler avec les Américains" 

Invitée de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio, la députée LREM Barbara Pompili a estimé que le chef de l’État a eu raison d’inviter Donald Trump pour les cérémonies du 14 Juillet.

Il n’y avait pas vraiment d’autres choix selon Barbara Pompili. Emmanuel Macron a donc eu raison d’inviter le président américain, Donald Trump, pour les cérémonies du 14 Juillet, a-t-elle estimé jeudi, lors de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio. "Soit la France se met dans un rôle de spectatrice par rapport à ce qui est en train de se passer dans le monde, soit la France essaye de garder une forme de leadership sur les questions importantes", a déclaré la députée LREM de la Somme avant de poursuivre : "Emmanuel Macron a raison de se poser en intermédiaire, en personne qui reste à porter un certain nombre de valeurs très haut, notamment les valeurs de la COP 21 (...) À ce moment là, on est obligé de travailler avec les américains"

La France au centre du jeu avec Emmanuel Macron

Pour Barbara Pompili, Emmanuel Macron "a l’obligation morale" de faire l’effort d’essayer de ramener les États-Unis "dans le concert des nations" alors que d’autres pays pollueurs comme la Chine et l’Inde ont accepté de signer l’accord de Paris. S’il est possible "de faire des choses" sans les États-Unis, notamment en signant des alliances entre ville ou directement avec les États fédérés, "on sait très bien qu’il y a des symboles". "C’est bien de placer les États-Unis devant leurs responsabilités, c’est le plus grand émetteur de gaz à effet de serre" par habitant

Si elle affirme ne pas être "une groupie" du chef de l’État, la députée admet qu’il donne "une dynamique au niveau international pour que la France revienne au centre du jeu". Barbara Pompili juge ainsi opportun les déclarations d’Emmanuel Macron jeudi matin dans Ouest-France, vis-à-vis de l’Allemagne à qui il demande de "bouger" pour corriger les "dysfonctionnements" de la zone euro. 

Interrogée sur la condamnation de la France par le conseil d’État sur ses responsabilités en matière de pollution de l’air, l’ancienne secrétaire d'État à la biodiversité du quinquennat de François Hollande et ex-membre d’EELV appelle à une prise de conscience sur l’environnement. Une transformation qui serait déjà en cours à l’Assemblée nationale avec "des gens plus ancré dans le développement durable". "Il va falloir qu’on se rende compte que notre planète on en vit. C’est l’air qu’on respire, c’est ce qu’on mange", a-t-elle déclaré identifiant deux grands chantiers en matière de pollution en France : l’habitat et les transports. Pour y faire face, la présidente de la commission du développement durable a donc défendu "le grand programme d’isolation des bâtiments qui va créer de l’emploi et limiter les émissions de gaz à effet de serre", ainsi que les assises de la mobilité organisées d’ici la fin de l’année. Barbara Pompili s’est également prononcée en faveur d’une nouvelle forme d’écotaxe pour les poids-lourds.

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