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B. Griveaux accuse deux médias russes d'ingérence dans la campagne

Par Jérémy Jeantet

Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche !, a dénoncé les "tentatives d'ingérence" de deux médias russes, Russia Today et Sputnik, "deux sites qui, depuis plusieurs semaines, calomnient des candidats, dont Emmanuel Macron".

Invité de l'émission Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat, Benjamin Griveaux a tenu à dénoncer les fausses informations diffusées par Russia Today et Sputnik, deux médias russes.Pour lui, ces médias "jettent de l'huile sur le feu", notamment sur la question des violences qui ont suivi l'affaire Théo à Aulnay-sous-Bois, en "diffusant des images qui ne datent pas de ces derniers jours" mais qui sont présentées comme telles pour augmenter le sentiment d'embrasement des banlieues.

Emmanuel Macron a fait "une centaine de propositions depuis trois mois et demi"

D'après le porte-parole d'En Marche !, il s'agit d'une stratégie russe pour influer sur le déroulement de la campagne présidentielle : "Ces deux sites, depuis plusieurs semaines, calomnient des candidats, dont Emmanuel Macron, et épargnent Marine Le Pen. La Russie a eu un rôle dans la campagne présidentielle américaine auprès de Donald Trump, auprès du Brexit et de la campagne qui s'est tenue en Grande-Bretagne. Elle est en train de s'ingérer dans la campagne présidentielle française et ce n'est pas normal."Revenant sur l'une des critiques récurrentes adressées à son candidat, Emmanuel Macron, à savoir l'absence de propositions précises et d'un programme détaillé, Benjamin Griveaux a parlé d'un faux-procès : "Il a fait près d'une centaine de propositions depuis trois mois et demi. Ceux qui ne veulent pas voir continueront à ne pas voir. La police de sécurité quotidienne, il l'a proposée depuis plusieurs semaines. Mais quel est le programme de François Fillon sur la santé ? Où supprime-t-il les fonctionnaires ? Marine Le Pen a fait 144 propositions, aucune n'est chiffrée. L'exigence à l'égard d'Emmanuel Macron n'est pas la même pour les autres."

"La loi interdit de donner le nom des donateurs"

Au moment où la question d'une candidature de François Bayrou se pose véritablement et alors que le principal intéressé assure qu'il "prendra ses responsabilités", Benjamin Griveaux a assuré qu'il n'y avait "pas de contact" entre Emmanuel Macron et François Bayrou. "Son choix lui appartient", a expliqué le porte-parole d'En Marche ! tout en précisant que "toutes les personnes qui sont dans le champ républicain, qui considèrent que le clivage gauche-droite a vécu, qui se reconnaissent dans les valeurs portées par le mouvement et les premières propositions qui ont été faites, sont les bienvenues". Avant d'ajouter : "Mais un soutien ne vaut pas infléchissement de la ligne, ni investiture pour les législatives."Réagissant à l'autre critique formulée à l'encontre d'Emmanuel Macron, sur l'absence de transparence de ses soutiens et donateurs, Benjamin Griveaux a voulu rappeler la loi : "Tout le monde demande la liste des donateurs depuis plusieurs mois, mais c'est interdit par la loi. S'ils veulent le faire, qu'ils se fassent connaître."

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