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Alexis Bachelay : "Manuel Valls aurait fait un score encore pire que Benoît Hamon"

Par Benjamin Jeanjean

Invité de la matinale de Sud Radio spéciale premier tour de l’élection présidentielle, le député PS des Hauts-de-Seine Alexis Bachelay a rendu hommage à Benoît Hamon et sa campagne menée dans un contexte difficile.

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La marche était décidément trop haute. Distancé du quatuor de tête depuis plusieurs semaines, Benoît Hamon n’a pas réussi à créer la surprise au premier tour de l’élection présidentielle dimanche soir, devant se contenter d’une peu glorieuse cinquième place avec un peu plus de 6% des suffrages exprimés. Député socialiste des Hauts-de-Seine et soutien de Benoît Hamon, Alexis Bachelay a évoqué ce lundi au micro de Sud Radio ce résultat décevant.

"Deux mois et demi pour convaincre, c’est probablement insuffisant"

"Benoît Hamon a tenu bon dans une tourmente politique dont il était assez peu responsable. Il a quitté le gouvernement en 2014 et a participé à une primaire qu’il a remportée de façon assez nette face à ceux qui défendaient le bilan. Or, ce bilan est à nouveau condamné par ce résultat, parce que qu’on le veuille ou non, pour beaucoup d’électeurs c’est le PS qui gouverne encore aujourd’hui. C’est une réalité politique contre laquelle Benoît Hamon a essayé de s’élever en proposant un nouveau projet. Mais force est de constater que deux mois et demi pour convaincre les Français d’idées aussi nouvelles que le revenu universel, la 6e République ou la transition écologique, c’est probablement insuffisant, surtout quand on est lesté d’un héritage difficile à porter", a-t-il déclaré.

"Avec Valls, c’était la fin du Parti socialiste tel qu’on l’avait connu"

Le parlementaire s’est par ailleurs montré très catégorique vis-à-vis d’éventuels regrets de ne pas avoir vu Manuel Valls remporter la primaire. "Manuel Valls aurait fait un score encore pire. Emmanuel Macron est bien meilleur que lui sur le social-libéralisme, et Manuel Valls est détesté par une grande partie de la gauche. Je pense donc que les électeurs qui nous restent auraient voté Macron ou Mélenchon, mais pas Valls. Avec Valls, c’était la fin du Parti socialiste tel qu’on l’avait connu", a-t-il lâché.

"Jean-Luc Mélenchon est dans une démarche de soliste"

Enfin, Alexis Bachelay assure qu’un désistement de Benoît Hamon envers Jean-Luc Mélenchon était tout bonnement impossible, même si le score cumulé des deux candidats aurait pu permettre à la gauche d’être au second tour. "À partir du moment où plus de deux millions de personnes se sont déplacées pour voter à la primaire, il n’y avait pas de désistement à attendre. Ce qui pouvait se construire, c’était un rassemblement. Benoît Hamon a eu la bonne attitude en tendant la main à Jean-Luc Mélenchon après la primaire. Mais le leader de la France Insoumise n’a jamais voulu engager aucune forme de rassemblement. Il est dans une démarche de soliste. C’est sa force car il a totalement mené une campagne à sa main, mais c’est aussi sa faiblesse et on voit bien que la gauche ne peut pas gagner si elle n’est pas rassemblée", a-t-il analysé.

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