Thomas Pesquet - "Mentalement, le deuxième séjour est plus difficile"

C’est le 23 avril 2021 à 11h49, depuis la Floride à Cap Canaveral que Thomas Pesquet va partir rejoindre l’ISS à bord de la fusée Falcon 9.

Le Français Thomas Pesquet, ainsi qu'un astronaute japonais et deux Américains, décollera pour l'ISS le 23 avril 2021. © AFP PHOTO / NASA TV

La mission Alpha avec 3 autres astronautes (un Japonais et deux Américains) durera six mois. L’astronaute français prendra aussi les commandes de l’ISS pour la première fois dans l’histoire de la conquête spatiale. C'est son deuxième voyage dans la station spatiale internationale. Et pour lui, c'est plus difficile que la première fois où il était parti.

Un planning millimétré à la seconde pour Thomas Pesquet

Le programme qui précède le lancement dans l'espace est tout simplement millimétré à la seconde près pour l’équipage de Thomas Pesquet. Réveil peu après 5 heures - heure de Paris -, petit-déjeuner, puis briefing météo pour ensuite, vers 8 heures, enfiler ses nouvelles combinaisons futuristes. À 8h15, tous entrent dans la fusée Falcon 9.

Philippe Willekens, directeur de la communication de l’ESA, explique : "Ils vont s’installer, on va faire les vérifications de leurs communications, les vérifications d’étanchéité de leurs costumes aussi. Puis nous fermerons le sas."

Les astonautes partent avec une peluche offerte par un enfant

Ce timing précis garde néanmoins ses rituels. Depuis Youri Gagarine, les astonautes partent avec une peluche offerte par un enfant. C’est le premier objet qui se mettra à flotter lors de la mise en apesanteur. Mais comme à chaque fois, cette peluche est une surprise.

"Je n’ai pas le droit de le dire, cela fait partie des traditions, il faut que ce soit un peu la surprise. Quand on arrive en orbite et que tout se met à flotter, nous, on est encore attachés. La première chose qu’on va voir flotter à la caméra, c’est cette peluche. Je vous engage à regarder", a déclaré Thomas Pesquet.

La phase de lancement, elle, est très courte : moins de 13 minutes pour rejoindre la trajectoire orbitale.

Thomas Pesquet : "on sait à quoi on s’expose, du coup mentalement c'est plus difficile"

Thomas Pesquet appréhende quelque peu ce deuxième séjour : "le deuxième séjour est plus difficile que le premier. Pas physiquement : j’ai l’impression d’être dans la meilleure forme de ma vie. Mais mentalement c’est plus difficile : on sait à quoi on s’expose. La première fois c’était différent : on part à l’aventure, on sait que ça va être difficile parce qu’on vous l’a dit. Mais on ne sait pas vraiment quand ça va être difficile et à quel point".

 

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