single.php

Pierre-Yves Bournazel : "Rachida Dati fait de la désinformation"

Par La Rédaction

INTERVIEW SUD RADIO - Municipales, sécurité, Rachida Dati : Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons/ Renaissance à la Mairie de Paris, était “L’invité politique” sur Sud Radio.

Pierre-Yves Bournazel
Pierre-Yves Bournazel, interviewé par Jean-François Achilli sur Sud Radio, le 27 janvier 2026, dans “L’invité politique”.

Accusations de désinformation, stratégie électorale à Paris, débat démocratique, situation judiciaire de Rachida Dati, sécurité, logement, périscolaire et encadrement des locations de type Airbnb. Au micro de Sud Radio, Pierre-Yves Bournazel a répondu aux questions de Jean-François Achilli.

" Je propose à Rachida Dati de débattre sur le fond"

Jean-François Achilli pour Sud Radio : Rachida Dati dit très clairement que votre candidature n’a qu’un seul objectif : la faire perdre à Paris, parce qu’Édouard Philippe aurait fait le choix de 2027. Qu’est-ce que vous lui répondez ce matin ?
Pierre-Yves Bournazel : “Je ne comprends pas ce raisonnement mais c’est le sien. Je ne suis pas là pour faire perdre, je suis là pour gagner. Je suis élu de Paris depuis 18 ans, j’ai une légitimité, un projet solide et une équipe compétente. Je mène campagne pour convaincre et pour gagner.”

Elle a encore redit hier soir que votre présence ferait gagner la gauche à Paris. Vous êtes donc soupçonné de vouloir la faire tomber.
“C’est simplement de la désinformation. Je suis candidat pour gagner et pour proposer une solution aux Parisiens. Le sondage IFOP publié en novembre me donnait largement vainqueur face à la gauche au second tour.” “Je ne souhaite pas la faire perdre. Je souhaite simplement gagner. C’est mon droit. Nous sommes en démocratie.”

Vous lui reprochez surtout de refuser le débat. Pourquoi est-ce si important pour vous ?
“Parce que dans une démocratie, s’il n’y a pas de débat, il n’y a pas de contradiction ni de confrontation des idées. Je lui propose de débattre sur le fond. Elle ne veut pas discuter, elle ne veut pas répondre aux questions. Moi, je veux débattre sur le fond et sortir des invectives.”

Vous estimez aussi avoir une capacité de rassemblement plus large qu’elle.
“Oui, parce que j’ai une approche qui permet de rassembler largement les Parisiens et les Parisiennes. Et c’est ce qui compte pour gagner Paris.”

Rachida Dati renvoyée devant un tribunal correctionnel : "Un enjeu démocratique pour Paris"

Vous évoquez la situation judiciaire de Rachida Dati. Pourquoi ?
"Ce n’est pas une affaire privée, c’est une procédure pénale. Elle est renvoyée devant un tribunal correctionnel le 16 septembre. Elle a évidemment droit à la présomption d’innocence, je le respecte.”

Pourquoi est-ce un sujet politique selon vous ?
“Parce qu’il y a un enjeu démocratique. Elle est passible d’une peine de prison ferme et d’une peine d’inéligibilité. Si elle était élue maire de Paris, elle pourrait ne plus l’être quelques mois plus tard.”

Vous posez donc la question du risque pour Paris.
“Exactement. Est-ce qu’on fait prendre ce risque à Paris, à son image, à sa stabilité démocratique ? Et surtout, qui serait maire à sa place ? Être maire, ça ne se fait pas dans le dos des Parisiens.”

Certains estiment pourtant qu’au vu des sondages, vous devriez vous retirer.
“Une campagne, ça se mène. En 1995, on proposait à Jacques Chirac de se retirer. Il a gagné. Quand on refuse le débat, c’est comme vouloir la coupe sans jouer le match. Moi, je veux faire le match.”

"L’élection n’est pas jouée. Je suis, comme Jacques Chirac, corrézien, tenace et coriace"

Vous êtes parfois résumé à votre score dans les derniers sondages, autour de 14%. Que répondez-vous à ceux qui disent que tout est déjà écrit ?
“Cette élection n’est pas jouée. Jacques Chirac a déjoué tous les pronostics. Je suis comme lui, corrézien, tenace et coriace.”

Vous pensez donc pouvoir créer une dynamique d’ici le scrutin ?
“Oui. Je mène cette campagne pour la gagner. Une campagne peut tout changer quand on va au débat et qu’on respecte les électeurs.”

Quel maire voulez-vous être si vous êtes élu ?
“Un maire à temps plein, avec une équipe solide, fondée sur l’efficacité et la probité à tous les étages.”

"La priorité d’accès aux logements de la Ville de Paris pour ceux qui travaillent et galèrent"

Le logement est l’un des grands sujets de cette campagne. Quelle est votre priorité ?
“La première injustice à Paris, c’est le logement. Je veux que le logement de la Ville de Paris bénéficie en priorité à ceux qui travaillent ici, qui vivent modestement du revenu du travail et qui galèrent.”

Vous pensez notamment aux classes moyennes et aux familles.
“Oui, à celles et ceux qui font parfois trois heures de transport par jour. Ce n’est plus acceptable.”

Cela concerne aussi les personnels municipaux, notamment dans le périscolaire ?
“Bien sûr. Je veux donner la priorité d’accès au logement aux animateurs périscolaires et aux agents essentiels, qui sont mal rémunérés et vivent souvent très loin.”

Sur les locations de type Airbnb, êtes-vous favorable à des restrictions fortes ?
“Oui. Un appartement sur sept à Paris Centre est en location touristique. Je propose des contrôles a priori et une limitation à 30 jours par an pour remettre des logements sur le marché pour les Parisiens.”

Sécurité : "Je veux une police municipale renforcée et armée"

La sécurité est un autre thème central de votre projet. Pourquoi en faire une priorité absolue ?
“Parce qu’il y a aujourd’hui environ 300 points de deal à Paris et que ça ne peut plus durer. La majorité actuelle a échoué sur la sécurité et l’espace public.”

Que changeriez-vous concrètement en tant que maire ?
“Je créerai une vraie police municipale avec 6 000 policiers, présents 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il faut plus de bleu dans les rues.”

Vous assumez aussi l’armement des policiers municipaux.
“Oui. Ils seront formés et armés. Un policier est une cible, qu’il soit municipal ou national. Il doit pouvoir se protéger et protéger la population.”

Comment lutter contre des trafics de plus en plus organisés, notamment via Internet ?
“Il faut remonter les filières, casser les réseaux et lutter contre l’argent sale. Je veux fermer les commerces servant au blanchiment et recréer du commerce de proximité de qualité dans tous les quartiers.”

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio

Cliquez ici pour écouter "L’invité politique"

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !

L'info en continu
09H
08H
07H
02H
22H
21H
20H
19H
Revenir
au direct

À Suivre
/