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Et si tout le monde devenait gentil ?

Les gentils vont-ils un jour gouverner le monde ? Pour en parler, Alexandra Puppinck Bortoli, était l’invitée de Perico Legasse mercredi 17 juin sur Sud Radio pour son livre Le monde appartient aux gentils, publié aux éditions du Cerf.

Alexandra Puppinck Bortoli, sur les gentils, invitée de Perico Legasse dans "La France dans tous ses états” sur Sud Radio.
Alexandra Puppinck Bortoli, sur les gentils, invitée de Perico Legasse dans "La France dans tous ses états” sur Sud Radio.

Tant d’horreurs et de méchanceté dans ce monde nous feraient presque oublier qu’il existe encore des « gentils ». Et si c’était eux, les véritables maître du quotidien ?

Le monde appartient-il aux gentils ?

"Notre monde est quand même marqué par des conflits, des rapports de force, de la méfiance. Et la gentillesse est souvent balayée par l’urgence, entre autres. Et elle est aussi associée à de la faiblesse, à de la naïveté, à un manque d’intelligence, un manque de caractère. Alors qu’elle est pour moi tout l’inverse. Une force de résistance à l’amertume et au mal. C’est pourquoi j’ai voulu la réhabiliter dans cet ouvrage et lui redonner toute sa dimension" explique Alexandra Puppinck Bortoli, au sujet de son livre Le monde appartient aux gentils, publié aux éditions du Cerf.

Nait-on gentil ou le devient-on ? "Je pense que l’on née avec un tempérament, plus ou moins enclin à la gentillesse. C’est par la volonté et la force de notre caractère que l’on va développer la gentillesse. La gentillesse, ça se cultive" ajoute la philosophe au micro de Sud Radio. "Elle réclame du courage. On fait le choix de la gentillesse quand il serait parfois beaucoup plus facile de céder à la méchanceté et à l’égoïsme" lance-telle également sur Sud Radio.

La volonté des gentils

"On ne peut pas dire qu'on naît gentil ou on naît méchant. Ce serait beaucoup trop facile. Les gentils, ce sont ces personnes qui ont cette volonté et cette orientation vers le bien. Nous sommes tous concernés. Ne plus l'être, ce n'est pas enlever notre capacité à être gentil. C'est une capacité que nous avons à notre disposition pour choisir de faire le bien. A la racine de la gentillesse, il y a l'humilité. Et c'est juste essayer de se connaître en vérité : ses faiblesses et ses forces" analyse encore Alexandra Puppinck Bortoli.

"Les gens qui ont vécu des choses horribles et qui continuent malgré tout d'être gentils ont compris le sens du bonheur et le sens du vrai. Ils ont comme percé les mystères de la vie au travers de ce qu'ils ont vécu" précise la philosophe. "Une gentillesse ne va pas sans discernement. Sinon on devient trop gentil. Dans le discernement, il y a l'intelligence de coeur, et de la raison" conclut Alexandra Puppinck Bortoli.

Cliquez ici pour écouter l’invité de,Perico Legasse dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” de Perico Legasse  du lundi au jeudi  à 13h dans La France dans tous ses états Sud Radio.

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