6 enfants sur 10 trouvent leurs parents imprudents au volant

6 enfants sur 10 jugent la conduite de leurs parents parfois imprudentes
6 enfants sur 10 jugent la conduite de leurs parents parfois imprudentes PASCAL PAVANI / AFP

64 % des enfants ont été témoins de comportements à risque de leurs parents au volant. Un chiffre affolant révélé par une étude réalisée par Attitude Prévention et OpinionWay.

À la veille des départs en vacances, 6 enfants sur 10 trouvent que leurs parents ne sont pas assez prudents au volant. C’est ce qui ressort d’une étude menée par Attitude Prévention et OpinionWay sur un panel de 500 enfants âgés entre 6 et 12 ans : ceintures non attachées, conduire sans faire de pauses, dépasser les vitesses autorisées, ... Malo par exemple, du haut de ses 11 ans, estime que son père devrait parfois songer à lever le pied : "Quand mon père est en colère, il va un peu trop vite" explique-t-il. Nils, 10 ans, de son côté est inquiet car sa mère "est tout le temps au téléphone quand elle conduit" et d’ajouter que parfois "quand elle est en retard, elle roule sur le trottoir".

87 % des parents avouent même de leur propre chef avoir déjà eu un comportement dangereux au volant en présence de leur enfant à bord. Colère, stress, peur d’être en retard, ce sont tant de raisons qui justifient, selon eux, ces imprudences. Pourtant 99 % des enfants interrogés déclarent être sensibilisés par leurs parents aux bons comportements sur la route, comme Nils, qui déclare fièrement : "Quand je serais grand, je respecterais le code de la route".

Cette imprudence au volant peut s’avérer très problématique lorsqu’on sait que les enfants ont tendance à reproduire le comportement de leurs parents comme l’explique le Président de la commission route d’Attitude Prévention : "Nos enfants nous observent et reproduiront demain nos attitudes, bonnes comme mauvaises. Ce constat nous oblige à être exemplaires sur la route pour leur transmettre dès leur plus jeune âge la bonne attitude". En cette période estivale, où les accidents arrivent souvent pour cause de "relâchement", l’exemplarité est donc de mise.

Propos recueillis par Élodie Rabelle

Sur le même sujet
Vos réponses pour cet article

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio