Tarn-et-Garonne bloqué : "Du jamais vu, un véritable soulèvement du monde agricole"

Agriculteurs en colère (©Christine Bouillot - Sud Radio)

Président de la FDSEA du Tarn-et-Garonne, Alain Iches était l’invité du Grand Matin Sud Radio ce mercredi pour évoquer le mouvement social des agriculteurs dans son département (mais pas seulement).

C’est un mercredi noir à laquelle doivent s’attendre les automobilistes dans le Tarn-et-Garonne aujourd’hui. En cause, le mouvement de protestation des agriculteurs de la région Occitanie protestant contre la nouvelle carte des zones défavorisées qui pourrait diminuer grandement voire supprimer de nombreuses indemnités pour les exploitants. Président de la FDSEA 82, Alain Iches était l’invité du Grand Matin Sud Radio ce mercredi pour faire le point sur une situation toujours aussi tendue.

"On a un espoir de sortie de crise cet après-midi. Nous avons rendez-vous à 16h au ministère de l’Agriculture, mais rien n’est acquis pour l’instant", déclare-t-il d’emblée, avant de préciser l’impact de la disparition éventuelle de ces zones défavorisées. "Pour l’Occitanie, on parle de 1100 exploitations. Pour le Tarn-et-Garonne, le chiffre est de 338. Autrement dit, c’est catastrophique", lance-t-il. "C'est une partie du revenu des éleveurs, sans cette aide c’est la disparition de l’élevage", ajoute-t-il au sujet de ces indemnités qui représentent selon les cas de 5 000 à 20 000 euros par an.

Soulignant la spécificité du paysage agricole du Tarn-et-Garonne, dont "la taille moyenne des exploitations est de 40 hectares, avec des contraintes supplémentaires", Alain Iches assure que les agriculteurs locaux ne comptent pas diminuer l’intensité de leur mouvement. "Aujourd’hui est une journée noire pour le Tarn-et-Garonne, avec 500 tracteurs et près de 1000 personnes mobilisés pour un blocage total du département. C’est du jamais vu, c’est un véritable soulèvement du monde agricole qui est en train de se préparer", prévient-il.

Réécoutez en podcast toute l’interview d’Alain Iches dans le Grand Matin Sud Radio

 

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Vos réactions sur cet article

Otto Graf
- Mercredi 7 février 2018 à 15:05
C’est un mercredi noir à laquelle...
Une mercredi ???
de Paça
- Mercredi 7 février 2018 à 15:10
Je suis de tout coeur avec les agriculteurs, trop c'est trop il ne faut plus qu'ils se laissent endormir par ce gouvernement qui n'est pas à la hauteur de diriger la France
philippe1394
- Jeudi 8 février 2018 à 06:52
Le sud-ouest, la région qui a voté le plus pour macron . Alors ; contents ?
LE BRONEC lydia
- Jeudi 8 février 2018 à 11:17
Je suis de tout coeur avec les agriculteurs,ils n'arrivent même plus a vivre de leur travail,alors que nous distribuons des sommes énormes a des gens qui sont dans notre pays qui n'ont jamais cotisés a qui en arrivant en France ont leurs donnent une carte pour toucher une certaine somme ,je trouve cela honteux.
bonchar
- Jeudi 8 février 2018 à 11:50
fallait voter marine
Martine Kantner
- Jeudi 8 février 2018 à 13:45
En soutien aux agriculteurs, je tiens a les informer que leurs problèmes viennent directement des articles 38 et 39 du TFUE ( les GOPÉ )qui les placent dans une concurrence insupportable avec des grands groupes de l´agroalimentaire et de la distribution.
scarpitta nicole
- Jeudi 8 février 2018 à 14:34
Je ne reçois aucune aide pour l'élevage de mes chevaux. De plus, les agriculteurs qui touchent des aides pour élever leurs vaches me vendent le foin "sans facture !" La différence c'est que je n'ai pas de tracteur pour bloquer les routes...Mais quand on élève des chevaux, on serre la ceinture et on ne se plaint pas. Les éleveurs de bovins pourraient changer de métier au lieu de gêner la circulation de toutes les personnes qui se rendent à leur travail en voiture et qui ont sûrement eux aussi leurs soucis à gérer.
kako
- Vendredi 9 février 2018 à 06:25
@Asselineau l'avait prédit...
ASTRO
- Samedi 10 février 2018 à 02:47
M. François ASSELINEAU, lors de la dernière campagne présidentielle, s’etait exprimé devant les représentants du monde agricole. Il avait, à cette occasion, expliqué les origines des problèmes des agriculteurs : l’Union Européenne qui tend à faire disparaître les petites exploitations agricoles pour favoriser les grosses structures agro-industrielles. Comme M. ASSELINEAU dit la vérité sur ces sujets, il est banni des médias complices du système.
Alors chacun doit faire l’effort citoyen ET VITAL de se renseigner : www.upr.fr

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