Maire de Naujac-sur-mer (Gironde), Jean-Bernard Dufourd était l’invité du 18h Sud Radio pour évoquer son arrêté municipal interdisant les radars embarqués dans les voitures.

Pas de radars embarqués à Naujac-sur-mer ! C’est le message envoyé par le maire de cette petite localité de Gironde, Jean-Bernard Dufourd, dans un arrêté municipal daté du 30 avril dernier et interdisant les radars embarqués dans les voitures privées, un dispositif qui ne cesse de créer la polémique depuis plusieurs semaines. Pour l’élu local, la justification de cet arrêté est simple : le principe de précaution. "Quand on sait ce qu’il s’est passé sur le territoire français avec les caméras embarquées pour les infractions de stationnement et toutes les dérives qui ont immédiatement suivi, je préfère prendre mes précautions. C’est en priorité pour cela que j’ai pris un arrêté en ce sens", explique-t-il à Sud Radio ce mardi soir.

Mais l’élu girondin va probablement devoir batailler pour maintenir son arrêté, le préfet de Gironde l’ayant prévenu ce mardi que ce dernier était illégal. "Avant de donner ma réponse, je vais quand même regarder de tous les côtés avec mes conseils juridiques pour savoir si c’est vraiment illégal ou s’il y a matière à interprétation. Mais le but de cet arrêté reste présent ! Depuis ce matin, je ne sais pas combien de médias sont venus me contacter, et je pense que moi, citoyen lambda et maire d’un petit village, j’ai dit tout haut ce que pensent des milliers de Français. Le Général de Gaulle avait dit d’arrêter de prendre les Français pour des veaux, et je confirme en disant qu’on n’est plus des veaux mais des moutons !", martèle-t-il.

Malgré le risque de retrait de l’arrêté sur une base juridique, Jean-Bernard Dufourd reste droit dans ses bottes. "Je veux bien qu’on dise que mon arrêté est illégal, mais il faudra qu’on me l’explique et qu’on me le marque noir sur blanc. Cet arrêté est basé sur l’article R-412-6 du code de la route, avec les ingrédients qui vont avec. On parle notamment de maîtrise du véhicule et d’inattention du conducteur provoquée par un élément étranger. Il faudra donc qu’on me démontre que c’est illégal… Après, je ne suis pas Don Quichotte qui se bat contre les moulins à vent. J’essaie de faire avancer un peu les choses et surtout, d’illustrer une prise de conscience latente chez beaucoup de Français", affirme-t-il.

Réécoutez en podcast toute l’interview de Jean-Bernard Dufourd dans le 18h Sud Radio

 

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