"Pour les black blocs, l'État est le réceptacle d'un capitalisme imposant une domination"

Guillaume Origoni (Chercheur à l'Observatoire des radicalités politiques) était ce mercredi l'invité de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h.

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À eux seuls, ils ont fait passer le traditionnel défilé du 1er mai au second plan. Environ 1 200 "black blocs" ont ainsi défié les forces de l'ordre ce mardi en marge du cortège parisien, saccageant par ailleurs plusieurs commerces. Qui sont ces militants radicaux, qui se revendiquent de la mouvance anarchiste ? Éléments de réponse avec Guillaume Origoni.

"Ce sont plutôt des gens qui sont jeunes puisqu'il faut être apte au combat"

Invité ce mercredi de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h, l'intéressé, chercheur au sein de l'Observatoire des radicalités politiques, nous a ainsi dressé le profil de ces militants très bien organisés, qui n'hésitent pas à affronter les policiers lors de rassemblements divers et variés. "Ce sont plutôt des gens qui sont jeunes puisqu'il faut être apte au combat (...) C'est une agrégation constituant une mouvance qui, elle-même, vient de plusieurs mouvements", a-t-il d'abord expliqué. "Ce sont des groupes focalisés sur certains combats et qui se regroupent à l'instant T d'une manifestation pour démontrer la fragilité de l'État, donc de la force publique et des forces de l'ordre qui la représentent", a-t-il ensuite ajouté, précisant qu'aux yeux de ces derniers, "l'État" est "le réceptacle d'un capitalisme imposant une domination".

"Il n'y a rien aujourd'hui, dans le travail fait par les services de sécurité ou les chercheurs, qui permet d'affirmer qu'il y a une centralisation des actions et des financements" de ces black blocs, a-t-il par ailleurs indiqué, rappelant que ces derniers communiquaient le plus souvent sur les réseaux sociaux.

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview, disponible en podcast