Un mouvement de solidarité internationale s'est organisé sur les réseaux sociaux ces derniers jours, pour venir en aide à un apiculteur dont les ruches ont été vandalisées.

C'est la belle histoire du jour ! Une histoire qui comme tant d'autre démarre pourtant par un triste événement survenu dans la localité d'Airon-Saint-Vaast, située dans le département du Pas-de-Calais. C'est ici, dans cette minuscule commune d'à peine 200 âmes, que Fabien Lokaj, jeune apiculteur de 23 ans, a installé certaines des 250 ruches qu'il possède, les autres étant réparties sur plusieurs sites dans les environs de Saint-Josse. Dimanche dernier, alors qu'il se rend à Airon, il découvre avec stupeur que le rucher a été été vandalisé et incendié. Au total, des milliers d'abeilles meurent durant ce saccage gratuit et lâche.

Pour Fabien, le coup est rude, c'est six mois de travail qui partent ainsi en fumée. Désemparé, l'apiculteur poste alors sur son compte facebook des photos des dégâts, où l'on peut voir plusieurs de ses ruches réduites en cendres et d'autres renversées. Des clichés qui vont rapidement devenir viraux, suscitant un vaste mouvement de solidarité.

"Je ne m'y attendais vraiment pas"

Mieux, alors qu'il reçoit des milliers de messages de soutien en provenance des quatre coins du monde, il est informé qu'une cagnotte a été mise en place sur le site leetchi.com à l'initiative d'un internaute suisse, afin de lui venir en aide. La mobilisation est telle que, très vite, plus de 800 personnes font montre de leur générosité. Ainsi, ce sont plus de 14 000 euros qui ont d'ores et déjà été récoltés. De quoi remonter le moral, bien entamé, de Fabien, après ce triste épisode.

Joint par téléphone, ce dernier a bien voulu revenir sur cet incroyable élan solidaire dont il a bénéficié. "Le maire du village m'a appelé en me disant 'Fabien, tes ruches sont en feu'. Je me suis empressé de venir, il y avait les pompiers, les gendarmes et un gros tas de cendres. Un bon 3/4 du rucher a été vandalisé, la moitié du travail 2017 était partie. Toutes mes économies sont là, c'était mon plus gros rucher du secteur", raconte-t-il ainsi. "Au début, j'ai juste mis 3 photos de mes ruches sur facebook et ça s'est très vite propagé, je ne m'attendais vraiment pas à cette réaction là", explique-t-il ensuite, encore incrédule.

Ce formidable coup de pouce, auquel il ne s'attendait pas, devrait lui permettre de se sortir de ce guêpier et de relancer son activité sur le site d'Airon-Saint-Vaast. "Avec les dons, je vais racheter des ruches, des essaims et je vais recommencer", assure-t-il ainsi.

Un bel exemple de ce que les réseaux sociaux, parfois décriés et à juste titre pour leur usage abusif, peuvent apporter de bon.

Propos recueillis par Félix Mathieu

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