Alors que le contexte est tendu ces derniers jours entre la communauté chinoise à Paris et les autorités policières, un Français a été agressé cette semaine à Shanghai. Si aucun lien entre les deux situations n’est pour l’instant établi, l’ambassade de France en Chine appelle à la vigilance.

Le contexte est tendu actuellement au sein de la communauté chinoise à Paris. Après le décès le 26 mars dernier d’un ressortissant chinois à Paris au cours d’une opération de police à son domicile, plusieurs rassemblements ont eu lieu dans les rues de Paris, devant le commissariat du 19e arrondissement ou devant l’Hôtel de Ville. Rassemblements au cours desquels plusieurs échauffourées et incidents ont eu lieu. Or, l’ambassade de France nous apprend ce vendredi qu’un Français a été "violemment agressé à l’arme blanche" à Shanghai ce mercredi 29 mars. Si aucun lien entre les deux événements n’est établi, cette dernière agression acquiert une résonance particulière au vu du contexte.

"La sécurité des Français en Chine est une priorité pour notre gouvernement"

"Un ressortissant français a été violemment agressé à l’arme blanche mercredi 29 mars à Shanghai. L’intervention d’un collègue chinois qui s’est porté à son secours a mis l’agresseur en fuite. Celui-ci a été interpellé peu après par la police chinoise. Dans ce contexte, l’Ambassade de France en Chine appelle la communauté française à la plus grande vigilance. L’Ambassade de France en Chine et les consulats généraux sont en contact permanent avec les autorités chinoises pour leur rappeler que la sécurité des Français en Chine est une priorité pour notre gouvernement", indique ainsi l’ambassade dans un communiqué.

Pour rappel, la Chine avait demandé ce mardi à la France de protéger "la sécurité et les droits" de ses ressortissants établis en France suite au décès de M. Liu Shaoyao. Lors d'un point de presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, avait ainsi indiqué que Pékin avait officiellement protesté auprès des autorités françaises et "exigé" que Paris fasse "toute la lumière sur cette affaire".

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