Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Maxime Liedot.
- Il est 7h47 sur Sud Radio et on vous retrouve comme chaque dimanche, Nicolas Perrera, bonjour.
- Bonjour Maxime.
- Comment allez-vous ce matin ? Eh bien écoutez, très bien, plus fraîchement donc très bien.
- Ah ben très fraîchement, très bien. Alors écoutez, ça tombe bien puisque très fraîchement, il y a un moyen pour aller très fraîchement en cette période de canicule, c'est la végétalisation qui fait partie aussi des solutions quand même pour rafraîchir notamment nos lieux d'habitation dans nos bureaux et c'est une solution dont vous voulez nous parler ce matin.
- Absolument, ce matin, on lève les yeux vers les toits, ces milliers d'hectares de bitume, de zinc et de béton qui couvrent nos villes et qui accumulent silencieusement la chaleur du soleil avant de la reverser vers nous la nuit venue.
- Le phénomène est bien connu, ça s'appelle les îlots de chaleur urbains.
- On en a beaucoup entendu parler ces deux dernières semaines et les chiffres sont assez frappants.
- Les activités humaines et les surfaces bétonnées et groudonnées sont responsables d'un écart de température entre villes et campagnes pouvant aller de 2 à 7 degrés, voire 10 degrés pendant les périodes caniculaires comme on vient de le vivre.
- Et ce qui est intéressant aussi Nicolas, c'est que l'écart est énorme, on vient de l'entendre, mais en quoi nos toits seraient-ils responsables ? Eh bien nos toits sont en fait les premiers coupables.
- Une toiture sombre, elle absorbe 90% des rayonnements solaires et la restitue sous forme de chaleur vers la rue.
- C'est le ministère de l'Agriculture qui nous communique ce chiffre.
- Le chiffre fort du jour par ailleurs, il est vertigineux, pour un même apport solaire estival, la surface d'une toiture terrasse classique en bitume peut atteindre des températures de plus de 60 degrés, alors que la surface d'une toiture végétalisée ne dépasse pas 30 degrés.
- 60 degrés d'un côté contre 30 de l'autre, c'est quand même 30 degrés de différence.
- Oui, donc ce qui veut dire que...
- d'une certaine manière, on ne fait absolument rien pour nos toitures.
- Bien oui, ces surfaces, elles existent, elles sont là, elles sont immenses, mais pour la plupart, oui, elles sont vraiment inexploitées.
- En France, ce sont des centaines de millions de mètres carrés de toitures plates qui dorment littéralement sous le soleil.
- Mais cher Maxime, une famille du Loir-et-Cher, depuis plus d'un siècle et demi, a décidé d'en faire quelque chose d'autre de nos toitures.
- Et c'est là qu'intervient votre solution, à savoir la végétalisation.
- Absolument. Direction Moisy, ce matin, c'est très cher.
- Depuis 1840, la famille Lamé-Laurie est implantée sur la ferme du Prieuré.
- Au début des années 1990, la production horticole a donné naissance à l'entreprise Le Prieuré, qui emploie maintenant 60 personnes.
- C'est une entreprise pionnière et leader en France sur le marché des toits et murs végétalisés.
- Cette PME familiale a construit un savoir-faire unique à la croisée entre l'agronomie, l'ingénierie et l'architecture.
- Mais là où l'histoire devient vraiment intéressante, c'est dans la technologie que l'entreprise a brevetée.
- La toiture Oasis Biosolar qui associe végétalisation, panneaux solaires et rétention d'eau.
- De manière simple, la pluie ruisselant sur les panneaux se répartit sur toute la surface grâce à des bacs interconnectés, créant une sorte de nappe phréatique.
- L'eau est ensuite relarguée de manière différée avec un micro débit constant.
- Le résultat, c'est un toit qui produit l'électricité, qui rafraîchit, qui retient l'eau de pluie et qui accueille la biodiversité.
- Quatre fonctions sur la même surface, celles qu'on croyait perdues, inutiles et brûlantes.
- Mais comme d'habitude, à ce moment-là de notre conversation, mon cher Nicolas, je vous pose une question.
- Est-ce que c'est efficace, c'est-à-dire en termes de résultats ? Est-ce que ça fonctionne ? Est-ce qu'on est sûr de ça ? Eh bien, on va parler résultats en effet.
- Alors d'abord, l'effet thermique, il est double sur ce système.
- L'évaporation du couvercle végétal rafraîchit les panneaux photovoltaïques et donc accroît leur rendement en cas de forte chaleur.
- En échange, l'ombre offerte par les panneaux influence favorablement la diversification de la flore et de la faune.
- La nature et la technologie, non pas en concurrence, mais en...
Transcription générée par IA