Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, 7h10, Maxime Liedot.
- 7h43 sur Sud Radio et on vous retrouve Nicolas Perreira, bonjour.
- Bonjour Maxime.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, président du World Impact Summit.
- Et alors ce matin, ou plus précisément au beau milieu de la nuit, j'ai vu votre sujet et vous allez nous parler de machines à laver, c'est ça ? Effectivement, je vais vous parler de nos machines à laver.
- Plus précisément, lorsqu'on parle des océans et de la pollution dans les océans, on parle souvent des sacs plastiques ou des bouteilles, mais il existe une pollution beaucoup plus discrète, les microplastiques, car oui, il y a un lien fort entre nos machines et les émissions de microplastiques dans l'environnement.
- Donc si on rentre un petit peu dans le détail, c'est plus d'un million de tonnes de microplastiques qui finissent chaque année dans les océans.
- Et jusqu'à 35% de cette pollution, elle provient justement de nos machines à laver.
- En résumé, à chaque lessive, surtout avec des vêtements synthétiques, des centaines de milliers de fibres.
- Les microplastiques sont libérés dans l'eau et ces particules sont si petites qu'elles passent à travers le système de traitement et se retrouvent dans les rivières, les océans.
- Et même dans notre corps, on en a trouvé dans le sang, dans les poumons et jusque dans notre alimentation.
- C'est une pollution massive, discrète, invisible même, mais aux conséquences bien concrètes.
- Donc j'imagine que ce matin, vous allez nous parler d'une initiative qui a réussi à lutter ou du moins qui a réussi à chercher une solution pour lutter contre ces microplastiques.
- Effectivement.
- Ce matin, près de Marseille, avec une jeune entreprise, Planète Care, qui s'est attaquée à la racine de ce problème.
- L'idée est assez simple, mais très efficace.
- Installer tout simplement un filtre directement sur la machine à laver.
- Ce dispositif capte les microfibres plastiques avant qu'elles ne partent dans les eaux usées.
- Et les résultats sont assez impressionnants.
- On a jusqu'à 98% des microplastiques qui sont capturés.
- C'est une installation très facile, en quelques minutes et sans travaux.
- Et c'est compatible avec presque toutes les machines.
- Mais là où la solution va plus loin, c'est dans son modèle circulaire.
- Les cartouches usagées sont renvoyées vers l'entreprise, les microplastiques récupérées, puis recyclées.
- Autrement dit, on ne se contente pas de bloquer simplement cette pollution.
- On la sort durablement du cycle de l'environnement grâce à ce principe d'économie circulaire.
- Et concrètement, est-ce qu'il y a déjà eu des résultats ? Est-ce que ça marche, cette solution, Nicolas ? Les effets de la solution sont vraiment immédiats et mesurables.
- À l'échelle individuelle, d'abord.
- Un seul filtre installé sur sa propre machine à laver peut éviter l'équivalent de dizaines de sacs plastiques rejetés dans l'océan chaque année.
- Et à plus grande échelle, la généralisation de ces filtres pourrait réduire drastiquement une des principales sources du microplastique dans les océans.
- Donc oui, c'est des résultats qui commencent à être visibles.
- Et est-ce que les perspectives sont prometteuses pour cette entreprise ? Face à ces résultats qui sont assez concrets, l'entreprise ouvre la voie à un changement structurel en Europe.
- Plusieurs réglementations envisagent déjà d'intégrer ces filtres directement dans les machines à laver.
- C'est donc un levier majeur de développement pour l'entreprise et surtout de réduction globale de la pollution au microplastique.
- Une solution made in France, comme on les apprécie, Maxime, à laquelle on souhaite le meilleur et qu'on suivra dans les prochaines semaines et les prochaines années.
- Merci beaucoup Nicolas Perra d'avoir été avec nous ce matin sur cette solution pour éviter que nos machines à laver polluent.
- Président du World E-Pack Summit et qu'on retrouve tous les dimanches matin sur Sud Radio, il est 7h46.
- .
Transcription générée par IA