Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Maxime Liedot.
- Il est 7h45 sur Sud Radio, bon réveil, on est ensemble jusqu'à 10h et c'est le moment de faire un tour du côté de la planète avec vous Nicolas Perreira, bonjour.
- Bonjour Maxime.
- Comme chaque semaine, vous allez nous présenter les solutions concrètes qui participent à l'introduction écologique.
- Aujourd'hui, vous allez nous parler de nos bâtiments et de leur surchauffe l'été avec une solution écologique pour le rafraîchissement.
- Absolument, on parle aujourd'hui Maxime d'un secteur qui nous concerne tous parce qu'on y passe près de 90% de notre temps finalement dans nos bâtiments, les logements, bureaux, écoles, tous ces bâtiments dans lesquels nous traversons dans la journée et derrière ces murs se cache un enjeu climatique majeur.
- Quand on parle de transition écologique, c'est vrai qu'on pense souvent au transport ou à l'industrie.
- Pourtant, le bâtiment est l'un des plus gros contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre.
- Donc, si on regarde un petit peu, pour prendre la hauteur, en France, l'ensemble du cycle de vie des bâtiments représente environ 25% de l'empreinte carbone nationale, soit 153 millions de tonnes d'équivalent CO2.
- Et rien que l'exploitation des bâtiments, quand ils sont en service, le chauffage, la climatisation, l'eau chaude, etc., ça représente 15,5% des émissions nationales.
- C'est un rapport de l'ADEME qui nous dit ça.
- Autre chiffre assez frappant, le secteur du bâtiment.
- Il consomme 43% de l'énergie finale en France, ce qui en fait le secteur le plus énergivore et de loin.
- À nouveau, c'est l'ADEME qui nous donne ce chiffre.
- Donc, avec le réchauffement climatique, un nouveau défi apparaît, la surchauffe des villes en été.
- Les toits, les routes, les façades absorbent la chaleur et peuvent faire grimper la température urbaine de plusieurs degrés supplémentaires.
- Mais parfois, certaines solutions sont finalement étonnamment simples.
- Parce que là, vous allez nous parler d'une solution qui concerne la peinture sur des bâtiments, c'est bien ça ? Oui, c'est ça.
- Oui, c'est exact.
- Nous partons aujourd'hui en Bretagne, de nouveau d'ailleurs, comme la semaine dernière, où une start-up française s'attaque justement à ce problème avec une idée presque évidente, peindre les toits en blanc.
- L'entreprise s'appelle Cool Roof, Cool Roof France, qui développe des revêtements thermoréflectifs capables de réfléchir une grande partie du rayonnement solaire.
- Le principe est celui du cool roofing.
- Au lieu d'absorber la chaleur, le toit la renvoie vers l'atmosphère avec plusieurs objectifs concrets.
- D'abord, les bâtiments chauffent moins.
- Ensuite, les besoins en climatisation diminuent et la température en ville peut être également réduite.
- L'entreprise applique ses revêtements sur des toitures d'entrepôts, d'écoles, d'immeubles ou de bâtiments industriels.
- Et la solution présente un avantage important dans la transition écologique.
- Elle est rapide à déployer, sans travaux lourds.
- Un chantier peut être réalisé en quelques jours seulement.
- Et ça, c'est la découverte qui est déjà une bonne nouvelle, mon cher Nicolas.
- Est-ce que vous pouvez nous dire en résultat concret si déjà cette solution fonctionne ? Alors, l'impact concret, il est très, très simple.
- Moins de chaleur, moins d'énergie consommée.
- Les toits traités peuvent réfléchir jusqu'à 80 à 90 % du rayonnement solaire, ce qui est énorme.
- Ce qui permet de réduire très concrètement la température intérieure d'un bâtiment de plusieurs degrés en été.
- Conséquence directe, les besoins de climatisation peuvent baisser jusqu'à 30 % selon les bâtiments.
- Et l'impact ne se limite pas seulement aux bâtiments d'ailleurs.
- À l'échelle d'un quartier ou d'une ville, multiplier ces surfaces réfléchissantes, ça permet aussi de lutter contre les îlots de chaleur.
- Ces zones où la température reste très élevée, même la nuit.
- Autrement dit, un simple toit peut contribuer à rafraîchir la ville entière.
- Depuis sa création en 2015, l'entreprise a déjà déployé des milliers de mètres carrés de toitures réfléchissantes.
- Et notamment sur des bâtiments logistiques, industriels, qui sont particulièrement exposés au soleil.
- Donc, une belle solution et une solution très simple.
- Oui, parce que c'est vrai que la transition écologique, on peut souvent l'associer à des technologies complexes.
- Des investissements massifs.
- Mais parfois, la solution tient à une idée simple.
- Changer la couleur des toits.
- Dans un monde qui se réchauffe, rendre nos villes plus fraîches pourrait...
Transcription générée par IA