Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, 7h10, Maxime Liedot.
- 7h48 sur Sud Radio et comme tous les dimanches on vous retrouve Nicolas Perreira, bonjour.
- Mon cher Nicolas Perreira, est-ce que vous êtes avec nous en ce dimanche matin ? Ou alors ce sont les voix du Seigneur qui restent impénétrables en ce dimanche matin et donc il est délicat de réussir à vous joindre parce que vous vouliez nous parler justement des grands enjeux dont fait face l'agriculture et notamment les fameux déchets agricoles.
- Et donc on aimerait vous joindre parce que vous qui avez l'habitude de nous présenter souvent de bonnes initiatives au niveau agricole, on va s'y intéresser sachant que quand on se penche sur les quelques chiffres, quand on s'intéresse à ce sujet, la gestion des déchets agricoles, ça représente 46% des dépenses environnementales courantes et on essaye de vous récupérer. Bonjour mon cher Nicolas Perreira.
- Mon cher Nicolas, est-ce que vous êtes avec nous ? Oui, bonjour.
- Très heureux de vous entendre enfin en ce dimanche matin.
- Vous allez donc comme tous les dimanches matin.
- Nous parler d'un enjeu important, notamment quand on évoque l'agriculture et les déchets agricoles.
- Oui, tout à fait.
- Comme toujours, Maxime, je vous propose de commencer par un constat.
- En France, la gestion des déchets au sens large, ça représente 46% des dépenses environnementales du pays.
- Et le secteur agricole, lui, est responsable d'environ 19% des émissions nationales de gaz à effet de serre.
- Ce sont des statistiques qui sont communiquées par le ministère.
- Le ministère de la Transition écologique et du Développement durable.
- Des chiffres qui montrent une urgence d'agir, comme on se le dit chaque semaine.
- Et pourtant, chaque année, des millions de tonnes de déchets organiques ou plastiques finissent incinérés ou enfouis, alors qu'ils pourraient devenir des ressources.
- Et heureusement, comme chaque semaine, certains sont prêts à relever le défi avec ingéniosité et enthousiasme.
- Et donc, vous allez nous parler d'une entreprise qui a trouvé une solution pour faire de ses déchets agricoles une ressource véritablement utile.
- Absolument.
- On part en Ile-de-France aujourd'hui, Maxime.
- Et je vais vous parler de Neamine.
- C'est une start-up française incubée à l'école Polytechnique.
- Une jeune entreprise, donc, mais prometteuse.
- Leur innovation, c'est assez simple.
- Ça s'appelle le biochar.
- En résumé, c'est un charbon végétal produit à partir de biomasse ou de déchets organiques.
- Ça a l'air simple, mais cela nécessite tout de même une petite expertise.
- Grâce à un traitement thermique, il est chauffé longuement pour obtenir le résultat escompté.
- Ce nouveau matériau améliore la qualité des sols en retenant l'eau et les nutriments, tout en dépolluant les terres.
- Une triple action, donc, pour soutenir la durabilité de l'agriculture, à la fois en la rendant plus résiliente, mais aussi en recyclant ses déchets.
- Concrètement, Neamine transforme des déchets en une ressource précieuse pour les agriculteurs, surtout dans les régions touchées par la sécheresse.
- Et les résultats sont longs.
- La solution permet d'économiser, c'est remarquable, jusqu'à 40% d'eau sur une exploitation agricole.
- Mais également d'augmenter les revenus agricoles de 25 à 35%, un vrai cercle vertueux en action.
- Donc ça, d'abord, merci pour cette découverte, mon cher Nicolas.
- Mais est-ce qu'on peut dire que l'entreprise a de l'avenir ? C'est-à-dire, est-ce qu'on peut croire réellement à cette solution dans le temps ? Vous me connaissez, Maxime.
- J'aime bien choisir des entreprises qui, je le crois, ont un avenir prometteur.
- Dans le cas de Neamine, les résultats commencent déjà à être intéressants.
- La solution est utilisée en France, en Espagne, en Tunisie par des exploitations.
- Elle a permis concrètement de sécuriser les rendements tout en réduisant l'empreinte carbone de ces exploitations agricoles.
- Cette dynamique s'étend aujourd'hui vers des collaborations beaucoup plus larges, notamment avec des chambres d'agriculture sur le territoire national français pour accompagner le déploiement de la solution à grande échelle et soutenir l'agriculture française qui a besoin de toutes les solutions qui peuvent la protéger.
- Et une belle solution made in France, comme on les apprécie, à qui l'on souhaite évidemment un bel avenir.
- Ça, c'est sûr.
- Merci beaucoup Nicolas Perra, président du World Impact Summit, d'avoir été avec nous en ce dimanche matin.
- Vous êtes bien sur Sud Radio.
-...
Transcription générée par IA