Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Maxime Liedot.
- Il est 7h45 sur Sud Radio et comme chaque dimanche on vous retrouve pour la planète.
- Bonjour mon cher Nicolas Perreira.
- Bonjour Maxime.
- Merci d'être avec nous ce matin où vous allez nous parler littéralement de bâtiments, c'est-à-dire que vous allez nous placer entre nos murs, entre vos murs.
- Rappelons quand même un tout petit peu l'enjeu que représente aujourd'hui le bâtiment dans le secteur et en tout cas pour la planète.
- Eh bien un petit chiffre pour commencer mon cher Maxime.
- Le secteur du bâtiment représente 15,5% de l'émission nationale de gaz à effet de serre en France, rien que pour son exploitation quotidienne, c'est-à-dire le chauffage, la ventilation, l'électricité, etc.
- Si on élargit le cycle de vie complet des bâtiments, des matériaux jusqu'à la démolition, c'est 24% de l'empreinte carbone nationale qui est en jeu, donc un quart de notre empreinte carbone, c'est colossal.
- C'est l'ADEME qui nous communique ces chiffres.
- Un autre chiffre d'ailleurs vraiment fort, et qui donne le vertige parce qu'il est beaucoup plus parlant, construire un mètre carré de bâtiments neufs, c'est en moyenne entre 850 et 1000 kilos de CO2 équivalent, soit à peu près l'équivalent d'un vol aller-retour Paris-New-York.
- Vous l'avez vu comme ça.
- Autrement dit, chaque logement neuf livré en France embarque avec lui l'empreinte carbone d'un voyage en terre continentale pour chaque mètre carré de surface.
- Alors même si la réglementation RE 2020 pousse les constructeurs à changer de méthode, entre les ambitions affichées, la réalité du chantier, le chemin, il est parfois encore long, et une des solutions, elle pousse, elle est verte et elle s'appelle le chambre.
- On parle donc du chambre, mais qu'est-ce que cela vient faire avec le bâtiment ? Vous allez nous dire qu'une entreprise a réussi à avoir son utilité dans les nouvelles constructions ? Effectivement, en direction la Vendée ce matin, à Sainte-Gemme-la-Pleine, au cœur des Pays de la Loire, une entreprise fait la preuve depuis 2009 qu'on peut isoler un bâtiment en stockant du carbone au lieu d'en aimer.
- Son nom, c'est Biofib Isolation, c'est une marque de la coopérative agricole Cava Biomaterium.
- Alors ici, pas de multinationale, pas de fonds d'investissement américain, une coopérative agricole vendéenne qui, depuis sa création, poursuit une double ambition, exploiter les propriétés naturelles du chambre et du lin pour produire des îles isolantes performantes, saines et durables, tout en réduisant l'empreinte carbone grâce à un mode de production en circuit court.
- Le principe est simple, presque magique.
- Le chambre, au cours de sa croissance, absorbe du CO2 par photosynthèse.
- Ce carbone reste ensuite emprisonné dans l'isolant pendant toute la durée de vie du bâtiment.
- le bilan carbone des blocs et des panneaux de chambre est négatif, il stocke du carbone au lieu d'en émettre.
- Et la boucle locale, c'est aussi ce qui fait la force du modèle.
- Le chambre et le lin sont cultivés par des agriculteurs de la coopérative dans un rayon de 100 km autour du site industriel.
- Toutes les étapes, du défribrage au nappage des panneaux, se font dans la même usine, pas de transport, pas d'intermédiaires.
- Du champ au chantier, la chaîne est courte et transparente.
- Donc ça, c'est une bonne découverte, comme d'habitude, chaque dimanche avec vous mon cher Nicolas.
- Mais est-ce que l'entreprise, là ça y est, a commencé déjà à faire ses preuves ? Les preuves maintenant, c'est vrai que c'est important parce que les baisses dans le pension, ça ne suffit pas.
- En septembre 2024, Kavak Biomatériaux a engagé plus de 20 millions d'euros dans un nouvel outil industriel de 15 000 m², entièrement dédié à la production de ces isolants.
- C'est un investissement qui dit tout sur la trajectoire de l'entreprise et la réalité de la demande.
- D'ailleurs, cette entreprise compte déjà 70 salariés et avec un chiffre d'affaires de 23 millions d'euros en 2025 tout de même.
- Donc c'est une entreprise déjà assez développée.
- Côté chantier, les références s'accumulent, des écoles, des mairies, des logements collectifs, jusqu'à des bâtiments tertiaires.
- L'entreprise vise à doubler son chiffre d'affaires d'ici 2020, porté par la réglementation RE 2020, comme je le disais tout à l'heure, qui oblige les...
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