Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Maxime Liedot.
- Il est 7h44 et on vous retrouve aujourd'hui Nicolas Perreira, bonjour.
- Bonjour Maxime.
- Comment allez-vous en ce dimanche matin mon cher Nicolas ? Eh bien écoutez, à merveille, et vous-même.
- Eh bien écoutez, à merveille, surtout quand je suis avec vous, vous Nicolas Perreira, président du World Impact Summit.
- Et ce matin vous allez nous parler d'énergie et commençons si vous voulez bien Nicolas, comme d'habitude, par rappeler les grands enjeux, et ils sont importants, qui entourent cette question de l'énergie dans ce pays.
- Oui absolument, ce matin on va parler d'énergie.
- C'est un thème d'actualité évidemment avec les difficultés actuelles concernant le coût de l'énergie et la guerre en Iran.
- Alors pour remettre un petit peu de contexte, j'ai choisi de parler des transports particulièrement, qui représentent 34% des émissions nationales de gaz à effet de serre.
- Ce sont eux le premier secteur émetteur en France.
- Ce sont des chiffres qui sont communiqués par le magazine Citépa.
- En 2025, mais au delà de ces émissions, l'enjeu qu'on a tous en tête, c'est celui de l'électrification des usages et donc de la production d'une très grande quantité d'électricité pour remplacer les énergies fossiles.
- Et le chiffre fort du jour que je voulais vous mentionner, il est mondial.
- L'énergie osmotique pourrait couvrir jusqu'à 15% des besoins électriques de la planète d'ici 2050, soit environ 13 000 TWh par an.
- Alors qu'est ce que c'est ? L'électricité mondiale, grâce à quoi ? C'est quoi l'énergie osmotique ? A l'eau, à la simple rencontre entre l'eau douce d'un fleuve et l'eau salée de la mer.
- Une énergie propre, silencieuse, qui ne dépend ni du vent ni du soleil et qui ne s'arrête jamais.
- Le problème, c'est que depuis 70 ans qu'on connaît cette énergie, personne n'avait réussi à la rendre viable industriellement, jusqu'à une petite entreprise française.
- Et c'est cette petite entreprise, mon cher Nicolas, qui est en Bretagne, que vous allez pouvoir nous expliquer, on va dire, comment tout cela fonctionne.
- Et pourquoi c'est une solution qui peut s'inscrire sur le long terme ? Absolument. Alors direction la Bretagne à nouveau cette semaine, direction Rennes, à la découverte de l'entreprise Switch Energy.
- Donc l'ambition est simple, faire de l'énergie osmotique une source d'électricité industrielle, compétitive, déployable à grande échelle.
- Le principe, il est aussi simple qu'élégant.
- Quand l'eau douce d'un fleuve rencontre l'eau salée de la mer, il se crée naturellement une différence de pression, une énergie que la nature libère, qui s'insère silencieusement dans chaque estuaire du monde.
- Switch Energy a mis au point une membrane assez révolutionnaire, la technologie Inode, fabriquée à partir de matériaux biosurcés.
- Et elle multiplie par 20 la performance des membranes existantes et divise par 10 le coût des matériaux.
- C'est là que tout change.
- Là où les précédents essais, notamment norvégiens et néerlandais, avaient échoué sur la question du rendement, Switch Energy a trouvé le chemin.
- Et la PME Rennes, fort d'une quarantaine de collaborateurs, a levé 25 millions d'euros en 2019.
- En 2023, avec au capital EDF et la Commission européenne, elle a également été nommée aux technologies pionniers 2025 par le Forum économique mondial, celle d'Avos des innovateurs.
- Et surtout, elle est passée des laboratoires au terrain.
- Alors ça, c'est un bon point pour la découverte, mon cher Nicolas.
- Mais quels sont les résultats sur le terrain ? Parce que ça, c'est quand même important, c'est ce qui compte.
- Absolument, c'est là où c'est assez prometteur.
- En fin 2024, le démonstrateur appelé Opus 1 a démarré ses tests.
- En condition réelle, sur l'écluse de Barcarin à Port-Saint-Louis-du-Rhône, en partenariat avec la Compagnie nationale du Rhône.
- Et les premiers résultats, ils sont prometteurs.
- En quelques mois d'exploitation seulement, les rendements énergétiques du démonstrateur ont été multipliés par 5.
- 5 fois plus efficaces qu'en quelques mois.
- Pendant ce temps, à Rennes, une première unité industrielle de 3000 m2 a ouvert pour assembler les générateurs osmotiques.
- La suite du Rhône seul donne le vertige.
- Le potentiel osmotique du fleuve est estimé à plus de 4000.
- C'est un tiers de toute sa production hydraulique actuelle avec les barrages.
- Et à terme, le seul delta du Rhône...
Transcription générée par IA