Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le grand matin week-end, 7h-10h, Maxime Liedot.
- Il est 7h46 sur Sud Radio, on vous retrouve Nicolas Perreira pour avoir des nouvelles de la planète, bonjour.
- Bonjour Maxime.
- Ce matin on va parler d'un sujet d'actualité puisque vous allez nous parler de la lutte contre la chaleur et de climatisation en cette période de canicule.
- Forcément c'est un sujet plus que concernant.
- Effectivement, ce matin on va parler de la climatisation, il va faire très chaud ces prochains jours, vous en parlez sur vos antennes.
- Et je souhaitais aborder cette thématique de la climatisation pour ceux qui ont la chance d'en avoir une pour se rafraîchir dans ces périodes de chaleur très difficiles.
- Sauf que ce geste d'allumer sa climatisation, en apparence salvateur, cache un petit piège.
- Et les chiffres du marché parlent d'eux-mêmes. En France, les pompes à chaleur aient un réversible.
- Autrement dit, les climatiseurs restent largement en tête des ventes d'équipements de chauffage et de rafraîchissement.
- Avec plus de 800 000 unités extérieures vendues en une seule année, à 100% made non en France.
- C'est une croissance continue qui est alimentée évidemment par les étés de plus en plus chauds.
- L'été 2025 s'est d'ailleurs classé au troisième rang des étés les plus chauds jamais enregistrés.
- Et celui de 2026 démarre avec des températures qui s'affolent.
- Alors le chiffre fort du jour, c'est le paradoxe qui révèle.
- Un climatiseur classique fonctionne avec d'une part des fluides frigorigènes qui sont hautement polluants, dont le pouvoir de réchauffement global peut être plusieurs milliers de fois supérieur à celui du CO2, même si les techniques aujourd'hui s'améliorent et que les climatiseurs rejettent moins ce type de fluides.
- Et son fonctionnement peut également aggraver le problème.
- On sait qu'en rejetant de l'air chaud à l'extérieur, ça peut participer directement à l'effet d'îlots de chaleur urbains, réchauffant la rue pour refroidir l'intérieur.
- Plus on a chaud, plus on climatise, plus on climatise, plus la ville chauffe.
- C'est un cercle vicieux que beaucoup d'ingénieurs cherchent aujourd'hui à briser.
- Et c'est justement ce défi qu'une PME grenobloise a décidé de relever en s'appuyant sur un principe physique vieux comme le monde, l'évaporation de l'eau.
- Justement Nicolas, comment pouvez-vous nous expliquer comment l'évaporation d'eau peut remplacer tout d'un coup une climatisation classique ? Alors on va à Grenoble.
- Une entreprise fondée en 2020 par Rémi Perroni et Stéphane Lips, Kaéli Énergie, qui est une deep tech de la transition énergétique dont la mission est de remplacer les climatiseurs pollueurs qui sont principalement emportés d'Asie par des produits bas carbone fabriqués en France.
- Le principe technique repose sur un constat tout simple que chacun peut expérimenter en sortant d'une piscine.
- Quand l'eau passe d'un état liquide à un état gazeux, cela produit du froid.
- Plutôt que de comprimer puis décompresser, avec un fluide frigorigène, un procédé énergivore et polluant, Kaéli Énergie s'appuie sur ce processus naturel d'évaporation pour rafraîchir l'air sans aucun gaz nocif pour l'atmosphère.
- Très concrètement, l'entreprise fabrique des évapos échangeurs compacts baptisés Kaéli One.
- Cette technologie de rafraîchissement adiabatique indirecte à point de rosée fonctionne sans fluide frigorigène et sans unité extérieure, utilisant l'évaporation de l'eau pour refroidir l'air sans ajouter d'humidité.
- Résultat, c'est un système jusqu'à 5 fois moins énergivore qu'un climatiseur conventionnel avec une réduction de 80% de l'impact carbone sur l'ensemble du cycle de vie.
- Et si je vous demande, comme à chaque fois en fin de chronique Nicolas, des résultats, est-ce que ça fonctionne ? Fonctionne réellement au point, à un moment ou à un autre, d'envisager le remplacement par cette méthode des climatiseurs classiques ? Parlons des preuves, toujours, vous avez raison Maxime, parce qu'une belle idée scientifique ne vaut que si elle trouve son marché.
- Alors commençons par le commencement, la performance du système.
- Elle a été mesurée et on peut la qualifier d'assez impressionnante.
- Les modules affichent un coefficient de performance de 16, c'est-à-dire que pour chaque watt électrique consommé, ils produisent 16 watts de froid.
- Pour une consommation électrique moyenne limitée à 30 ou 80 watts selon le mode qui est utilisé.
- Donc c'est 5 à 10 fois plus efficace que les climatiseurs en fonction du climatiseur.
- Cerise sur le gâteau, plus...
Transcription générée par IA