Retranscription des premières minutes :
- Il est 7h34. Bonjour, docteur Huat. Bonjour.
- Alors avec vous, on va parler ce matin des recherches sur les cellules souches. Est-ce que c'est l'avenir de la médecine ? Oui, très certainement. La recherche est très très fortement orientée vers les cellules souches, qui devraient permettre de régénérer certaines de tissus ou d'empêcher certaines de tissus de vieillir trop rapidement. Et donc c'est vraiment l'avenir de la médecine au niveau thérapeutique.
- Éclairez-nous un peu sur déjà qu'est-ce que les cellules souches. Alors une cellule souche, c'est une cellule de base, c'est-à-dire c'est celle que l'embryon va développer pour devenir un fœtus puis un être adulte. C'est-à-dire c'est une cellule qui peut se diviser petit à petit en se spécialisant, en divers tissus. À partir d'une cellule souche qui est commune à tout le monde au niveau de l'embryon, eh bien il va développer des cellules qui deviennent un organe, de l'os, des muscles, du cerveau. Voilà, tout à fait. Et c'est donc là que le bas blesse, parce qu'on ne sait pas comment stimuler ou comment orienter cette régénération tissulaire. Aujourd'hui, il existe déjà des thérapies par les cellules souches, par exemple pour les brûler.
- Avec un certain succès, pour les maladies du sang, on fait des grèves de moelle osseuse, qui sont des cellules souchochées, mais déjà un peu plus différenciées.
- Mais ce qu'on espère, c'est que pouvoir prendre une cellule vraiment de base et pouvoir lui demander de se développer comme un os, comme un neurone, comme un foie, comme un organe, et ainsi rétablir le fonctionnement de ses organes ou de ses tissus.
- Est-ce que vous vous rappelez de cette tendance ? Il y a, je crois, une dizaine d'années, où on disait qu'il fallait garder le cordon ombilical de l'enfant à la naissance, justement, parce qu'il serait riche en cellules souches.
- Ah bah oui, oui. Il est tout à fait exact. Et d'ailleurs, on l'utilise toujours encore. Et c'est toujours le cas. D'accord.
- Oui, bien sûr. En recherche, c'est ce qu'on fait, bien entendu. Donc là, on pourrait conseiller aux jeunes parents de garder le cordon ombilical.
- Comment on fait pour, d'ailleurs, le conserver ? Bah je pense que c'est pas eux à le conserver.
- Oui, mais c'est bien. On le met pas dans son congélateur.
- Voilà, exactement. Non, il faudrait que, de toute façon, il soit déjà reçu à la naissance et mis en conservation.
- Mais c'est ce qui se passe déjà, puisque les laboratoires de recherche utilisent des cellules souches embryonnaires du cordon ombilical.
- Mais si, par exemple, on voulait, je sais pas, recréer des organes à terme à partir de nos cellules souches, on ne pourrait pas faire appel à nos propres cellules ? Oui, bien sûr. C'est tout l'intérêt de la recherche actuelle.
- C'est de pouvoir éventuellement mettre en production, en culture, des cellules souches afin qu'elles produisent un organe nouveau qu'on puisse greffer à ce moment-là.
- Je lisais aussi... C'est une autre... Pardon. Oui, c'est une autre...
- Oui, oui, c'est une autre facette.
- Oui. Je lisais aussi qu'on peut aussi utiliser notamment les cellules de la bouche ou du nez, parce que ce sont des cellules qui se régénèrent.
- Alors, ça, c'est plus compliqué, parce que...
- Théoriquement, toutes les cellules du corps, sauf les neurones, nos neurones au niveau du cerveau, se régénèrent en permanence.
- Mais le problème, c'est qu'avec cette régénération, ça fait des milliards d'opérations, entre guillemets, au niveau cellulaire, et il y a des erreurs qui se produisent.
- Des dégradations.
- C'est ainsi que se produit le vieillissement.
- Merci.
- Donc on pourrait espérer...
- Oui. Finissez, excusez-moi. C'est juste que je veux...
- Non, non, je veux dire, on pourrait espérer conduire ce...
- ce traitement des cellules en leur donnant une méthode de renouvellement.
- Et là, on se dirige vers le traitement au niveau de l'ARN, qui pourrait être le code d'accès pour fabriquer des nouvelles cellules.
- Merci beaucoup, Roger Huat. Je le rappelle, vous êtes médecin généraliste.
- Et puis on vous retrouve avec Jean-François Aquili dès dimanche prochain sur l'antenne de Sud Radio.
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Transcription générée par IA