Retranscription des premières minutes :
- « Nous parlons santé, c'est notre chronique dominicale avec vous Roger Ruad. Bonjour docteur. Bonjour docteur Ruad, médecin généraliste et médecin du sport.
- Nous allons évoquer ce virus dont vous n'avez probablement jamais entendu le nom. Chamonda, il était jusqu'ici connu pour toucher les animaux, notamment les bovins, mais les autorités sanitaires viennent de révéler un premier cas humain en France. Un patient lourdement immunodéprimé hospitalisé à Lyon, décédé début octobre. Alors de quoi s'agit-il exactement ? Comment se transmet ce virus docteur Roger Ruad ? Est-ce que vous en savez plus ? Oui, on essaie d'en savoir plus. Au niveau de la transmission interhumaine, pour l'instant ça n'existe pas.
- Une transmission de ce virus ne se fait qu'entre les bovins, les ovins et les équidés, aussi les chevaux.
- Il n'y a donc pas eu de transmission interhumaine. Et là on a le premier cas à Lyon d'un malade qui a été infecté par ce virus et malheureusement qui est décédé.
- Et donc évidemment toutes les autorités sanitaires sont sur le pont pour essayer de voir quelle est la cause de cette transmission à l'homme.
- Et ce qu'on ne sait pas c'est si ça peut se transmettre entre humains.
- Ce n'est pas encore docteur Ruad. Est-ce que c'est une première mondiale ce décès ou d'autres cas isolés sont découverts ailleurs ? C'est vraiment une première mondiale. Au niveau santé publique de l'OMS, il n'y a eu aucun cas de décès humain dû à ce virus.
- Alors il est transmis, il serait, on reste au conditionnel, vous avez raison docteur Ruad, il serait transmis par de minuscules moucherons piqueurs.
- On ne va pas essayer de ne pas provoquer la panique ce matin.
- Comme attrape la dengue ou le chikungunya par une simple piqûre ? Alors justement c'est pour ça que tout le monde est sur le pont, c'est pour savoir s'il y a vraiment ce risque.
- A priori non, il faut rassurer tout le monde parce que l'épidémie qui touche les animaux, les bovins surtout, existe depuis début 2026 et il n'y a eu aucun cas.
- Donc ce moucheron ne semble pas être un réservoir de virus.
- Il n'agit que comme un...
- Un transmetteur entre les animaux.
- Donc s'il n'y a pas de réservoir de virus, il n'y a probablement pas de transmission à l'homme.
- Est-ce qu'il y a des symptômes identifiés ? Alors non parce que c'est un virus qui n'existe pas chez l'homme, donc a priori on ne connaît pas les symptômes.
- Là il s'agit d'une encéphalite, c'est-à-dire une infection au niveau du cerveau.
- Mais il faut aussi signaler que malheureusement le patient était très immunodéprimé.
- Et donc ce qu'on ne sait pas c'est si...
- Si quelqu'un de sain a des anticorps qui vont se former très vite contre ce virus et donc protéger le malade de cette infection.
- Alors nous avons connu, docteur Rua, l'épidémie de Covid évidemment, puis le retour d'inquiétude autour de la dengue, du chikungunya que je citais à l'instant.
- Est-ce que nous découvrons davantage de virus aujourd'hui, des virus dangereux ? Est-ce que nous les détectons simplement beaucoup mieux au fait ? En fait c'est exactement ça.
- C'est qu'on a maintenant des moyens de détection et d'analyse biologique de séquençage de l'ADN qui n'existaient pas il y a quelques années.
- Et donc on a une cartographie des virus qui augmente vertigineusement si je puis dire.
- Mais de toute façon il faut s'attendre à ce qu'il y ait des pandémies virales nouvelles qui apparaissent régulièrement.
- Alors on ne peut pas en connaître la fréquence mais c'est un petit peu...
- Les virus sont tout autour de nous en fait.
- Ce qu'on ne sait pas c'est pourquoi à un moment ils vont se développer et toucher l'être humain.
- Il faut être vigilant.
- Merci à vous pour cet éclairage.
- Il faut se rassurer quand même docteur Roger Rua.
- Oui, il faut être rassuré.
- Allez, merci à vous docteur Roger Rua.
- Je rappelle Roger Rua, médecin généraliste, médecin du sport.
- Et je vous dis à la semaine prochaine.
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Transcription générée par IA