Retranscription des premières minutes :
- Mais nous parlons santé dans cette actualité sociale et ces violences, ces manifestations qui occupent toute l'actualité.
- Mais octobre est aussi le mois du ruban rose consacré à la lutte contre le cancer du sein. Bonjour, docteur Roger Rua.
- Bonjour. Heureux de vous retrouver ce matin, médecin généraliste, médecin du sport.
- Il ne faut pas oublier ce combat très important et ce symbole du ruban rose.
- Oui, c'est très important, parce que dans les progrès qui ont été réalisés ces dernières années pour traiter le cancer du sein, il y a surtout le progrès qui est lié à la prévention. Et donc prévention, ça veut dire qu'il faut s'y intéresser avant.
- Et ce mois d'octobre rose est fait pour stimuler un petit peu tout le monde pour que ça revienne chaque année et que les femmes puissent se faire dépister le plus vite possible, puisque le taux de guérison est très intimement lié au dépistage précoce de cette maladie.
- 60 000 nouveaux cas par an en France. C'est un ordre de grandeur, le docteur Roger Rua. 12 000 décès également.
- Si le dépistage était quasiment total, ces chiffres baisseraient ? Alors on peut estimer qu'avec un dépistage déjà organisé...
- On peut gagner entre 10 et 20 % de moins de mortalité.
- Et si on arrivait à avoir un dépistage beaucoup plus organisé encore qu'il ne l'est actuellement, on pourrait probablement atteindre les 50 %.
- Donc c'est énorme. Et je pense que là-dessus, il faut insister.
- Cette prévention par le dépistage est quelque chose d'essentiel pour toutes les femmes.
- À partir de quel âge faut-il se faire dépister ? Alors le dépistage est organisé à partir de 50 ans jusqu'à 74 ans.
- C'est puisque le facteur âge est maximal entre 50 et 74 ans.
- Mais certains parlent de descendre à 45 ans.
- Et pour les personnes qui ont plus de 74 ans, on parle d'un dépistage qui va être ciblé par le médecin traitant.
- J'imagine que le dépistage peut être précoce, vous disiez, avant 50, avant 45, notamment en cas d'antécédents familiaux ? Oui. Alors il y a des facteurs qui peuvent inciter le médecin.
- On peut proposer plus vite le dépistage à sa patiente.
- Donc il y a les facteurs familiaux et héréditaires qu'on peut dépister aussi par des marqueurs sanguins.
- On cite le cas d'Angélina Jolie, qui avait fait une mastectomie « préventive ».
- Mais il y a quelque chose qu'il ne faut pas oublier et que je répète souvent, malheureusement, c'est l'hygiène de vie.
- L'hygiène de vie joue pour au moins 50 % dans l'apparition de ces cancers.
- Et donc c'est important de répéter que l'hygiène de vie est l'activité.
- L'activité physique peut jouer un rôle de prévention énorme sur ce type de cancer-là.
- Faire du sport, pratiquer du sport, un sport, et puis surtout limiter au max, maximum, l'alcool, le tabac. C'est aussi simple que ça.
- Exactement. Exactement. C'est l'hygiène de vie et avoir une alimentation saine et équilibrée, comme on dit, la moins industrialisée possible.
- Et porter ce petit ruban rose pour essayer de rappeler que ce combat-là doit être un combat de tous les jours, docteur.
- Vous êtes d'accord avec ça, bien évidemment. Il faut le porter, ce ruban. C'est important.
- Oui. Oui, oui. C'est très important parce qu'il faut que tout le monde soit concerné, et pas simplement que les femmes.
- Et donc parce qu'il existe des cancers du sein chez l'homme aussi. C'est très faible, mais enfin ça existe.
- Mais il faut surtout penser à ce que tout le monde puisse avoir avec ce ruban rose l'idée du dépistage, l'idée de faire dépister, et l'idée qu'on peut gagner un combat contre cette maladie.
- C'est dit. Merci à vous, docteur Roger Rua.
- Médecin généraliste, médecin du sport. Et je vous dis à la semaine prochaine.
- À la semaine prochaine. Merci à vous.
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Transcription générée par IA