Retranscription des premières minutes :
- Vous êtes journaliste de plus de 20 ans, on l'a dit, de la FPA Libération.
- Bon, diriger une réaction.
- .
- Ça fait vraiment 5 ans maintenant, c'est depuis 2000 en fait.
- Plus de 20 ans, voilà.
- Je suis commencée le 11 septembre quasiment.
- On est exactement de la même génération, ma chère Eve.
- Est-ce que vous trouvez qu'il y a quelque chose à changer, ou pas d'ailleurs, dans le paysage médiatique français ? Qu'est-ce que vous en pensez des médias d'aujourd'hui ? Alors je sais qu'il est courant de dénoncer la polarisation et de la regretter.
- J'ai fait un édito il y a quelques semaines pour dire qu'en réalité, aujourd'hui, le paysage médiatique est bien plus pluraliste qu'avant.
- C'est-à-dire qu'avant, il y avait.
- .
- Je racontais que.
- .
- Mais il est plus opinionné aussi.
- Voilà, c'est plus clivé, il y a des vraies batailles.
- En gros, on a le groupe Bolloré d'un côté, on a le service public.
- Et puis au milieu, on a des satellites comme vous, Sud Radio, comme Marianne, qui essaient justement de ne pas être trop récupérés par les uns, par les autres.
- Donc on essaie de tenir un peu cette.
- .
- Moi, je dis souvent à Marianne, on est non aligné.
- On essaie d'être non aligné parce que c'est ça qui nous donne la liberté de ne pas se dire tout de suite « Ah non, ça c'est de droite, ça c'est de gauche, on n'en parle pas.
- » De ne pas être toujours dans les anathèmes.
- Voilà, moi je trouve qu'il est plutôt riche ce paysage.
- Moi j'aime bien le matin.
- Ça peut être France Inter, mais ça peut être Europe 1, ça peut être RMC, ça peut être Sud Radio aussi.
- J'aime bien, moi j'adore la radio, les télés.
- Enfin, je suis une grosse consommatrice de médias forcément pour mon travail, mais aussi parce que je suis curieuse.
- Et je trouve qu'on a la chance, on a un choix quand même extraordinaire.
- Alors vous, vous êtes journaliste depuis plus de 20 ans, on l'a dit, de la FPA Libération.
- Bon, diriger une réaction.
- .
- Ça fait vraiment 5 ans maintenant, c'est depuis 2000 en fait.
- Depuis plus de 20 ans.
- Je suis commencée le 11 septembre quasiment.
- On est exactement de la même génération, ma chère Eve.
- Qu'est-ce que.
- .
- Diriger une rédaction, c'était la suite logique en fait ? Non, je ne dirais pas ça.
- Comment ça vous est tombé dessus ? Vous y attendiez ? Vous avez réfléchi avant d'accepter ? Non, alors d'abord, je n'ai jamais eu vraiment de plan de carrière.
- J'ai fait ce que j'avais envie de faire.
- Voilà, par exemple, il y a quelques années, j'étais à l'AFP encore, à l'agence France Presse.
- Et puis j'ai dit, j'ai envie d'aller voir ce qui se passe en banlieue.
- Je me suis fait nommer à Bobigny.
- On m'a dit, ah bon, qu'est-ce que tu vas aller faire là-bas ? C'est plutôt pour des journalistes un peu débutants.
- J'ai dit, non, moi j'ai envie d'aller vraiment voir sur le terrain.
- Je suis passée 4 ans passionnante.
- J'avais été invitée par André Bercoff justement pour parler du livre que j'avais écrit, Le maire et les barbares, suite à ça.
- Une interview très marquante.
- Et donc, je n'avais pas vraiment de plan.
- C'était marquant le DD.
- Oui, exactement.
- Même si ça nous a valu un procès en diffamation à tous les deux qu'on a gagné.
- Donc tout va bien.
- Tout va bien.
- Voilà, tout va bien.
- Et ensuite, je suis allée au culot.
- J'ai dit à Denis Oliven, en fait, si tu cherches une directrice.
- .
- Et vous apprenez.
- Et voilà, comme ça.
- Vous parlez souvent de journalisme comme d'un projet civique.
- Ce que vous dites un petit peu là, c'est-à-dire que pour vous.
- .
- Et puis vous dites...
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