Retranscription des premières minutes :
- Bonjour Sébastien Ménard. Bonjour à vous.
- Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes directeur d'un bureau de vote du côté de Biarritz, c'est bien ça ? Alors président. Président. Président. Oh là là, mais excusez-moi. Monsieur le président Sébastien Ménard, on refait.
- Alors vous avez... Pour que nos auditeurs soient parfaitement bien éclairés, vous avez des centaines, probablement des centaines de milliers de présidents de bureaux de vote.
- Dans chaque bureau de vote, vous avez un président, vous avez des assesseurs principaux, titulaires et des assesseurs suppléants, un secrétaire.
- Enfin voilà, c'est comme ça que fonctionne la démocratie de proximité.
- Et donc dans la démocratie de proximité, j'imagine que ça n'est pas votre première fois, vous, en tant que président du bureau de vote.
- Alors je fais ça depuis un quart de siècle maintenant. Voilà. Je faisais partie il y a 25 ans des plus jeunes élus locaux de France.
- Voilà. Et ça sera probablement ma dernière élection munie.
- Une élection municipale, puisque je ne suis pas candidat, moi, à ma réélection à Biarritz. Voilà.
- Est-ce que vous avez senti ces derniers jours quand même un véritable intérêt pour ces élections municipales ? On a beaucoup dit « Oui, ce sera de toute façon des élections éclipsées par ce qui se passe au Moyen-Orient.
- Les gens n'auront pas forcément envie. Puis en plus, là, il fait beau. Donc peut-être que les gens iront se balader avant d'aller voter d'ardivement. » Est-ce que vous avez senti quand même, vous, une petite évervescence autour de l'élection municipale ? Alors l'élection municipale, c'est comme, je dirais, l'élection présidentielle.
- Même si, évidemment, elle n'adresse pas la même quotidienneté, elle n'adresse pas les mêmes sujets, les mêmes responsabilités.
- Ça reste qu'entre guillemets les deux élections reines. Voilà.
- C'est-à-dire que vous avez d'un côté l'élection de l'année prochaine où on choisira celui qui conduira au destin de la France, en tout cas on espère.
- Et vous avez, ce qui se joue ce dimanche et dimanche prochain, le choix de celle ou celui avec ceux qui vont conduire au destin de notre quotidien.
- Donc c'est...
- C'est probablement l'élection, l'une des élections les plus importantes de France. Et on le sent. On le sent sur les marchés.
- On le sent dans la rue. On le sent dans les réunions de porte-à-porte. On le sent même en mairie.
- Voilà. Les gens sont en attente. Ils sont en attente soit d'un renouvellement, soit d'un changement, parfois d'un grand changement.
- Et l'avant-campagne n'a pas été trop pénible ? Parce qu'on parlait beaucoup des difficultés pour constituer les listes, avec l'exigence de parité, pour mobiliser un peu de gens, enfin pour mobiliser tout simplement du monde.
- Alors la parité, on en a déjà... J'en ai déjà parlé sur l'antenne.
- C'est le Sud Radio. La parité, c'est entre guillemets un problème tarte à la crème. La parité n'est pas un problème. Voilà. La parité n'est pas un problème.
- Ça peut être un problème dans des tout petits villages où on a souvent une seule et unique liste. Et on a du mal à mobiliser. Et pour cause.
- Quand on voit la manière dont sont traités et rémunérés les élus locaux qui gèrent des villes pour quelques centaines d'euros.
- Mais la plupart du temps, dans les grandes villes de France, et notamment à Biarritz, on n'a pas trop de soucis pour constituer des listes.
- En tout cas, quand on appartient à une famille politique mainstream, c'est moins difficile que pour d'autres.
- Et pas de problème non plus pour constituer justement l'équipe adéquate pour tenir un bureau de vote.
- On a beaucoup insisté, alors pas seulement d'ailleurs dans les plus petites villes ou dans les plus petites communes, mais sur la difficulté pour trouver des assesseurs, des présidents de bureaux de vote, justement.
- Bref, pour mobiliser des gens en ce week-end d'élection.
- Alors vous avez cette problématique quand vous avez des scrutins, d'autres scrutins.
- Paradoxalement, les scrutins nationaux sont parfois plus compliqués.
- Mais là, je dirais, vu la recrudescence du nombre de listes, vous avez quand même les colistiers qui sont déjà par essence même mobilisés pour accompagner et organiser le bon déroulement du vote.
- Donc là, déjà, sur le premier...
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