Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, on parle auto, 10h midi, Jean-Luc Moreau, Laurence Perrault.
- Pensez-vous que les Français aiment toujours la voiture ? Oui ou non ? Est-ce qu'ils en ont encore besoin ? On va en parler dans notre dossier d'actualité avec Alette Dacini, qui est directrice impact de Roule, qui a été très longtemps un partenaire de l'émission. Bonjour Alette.
- Bonjour Alette.
- Bonjour.
- Vous allez bien ? Oui, très bien.
- Vous avez profité cette semaine du Salon des Mers, qui se déroulait à Paris, pour poser des questions aux Français, alors pas sur ce qu'ils pensaient de leur mer, mais ce qu'ils pensaient en revanche de la réduction de la place de la voiture en ville.
- Et il y a des résultats assez, on va dire, intéressants, et qui vont dans le sens de ce qu'on dit nous.
- En gros, les Français aiment toujours l'automobile, ne sont pas prêts à se passer de voiture, et trouvent que la politique qui vise à chasser l'automobile des villes n'est pas forcément très bonne.
- Alors, on a interrogé.
- Donc, on est allé effectivement au Salon des Mers, interroger des mers, mais c'est surtout qu'on a fait une étude avec l'Institut Bonafidé, où on a interrogé des Français et des mers.
- Donc ça, c'était intéressant d'avoir les points de vue à la fois des mers et de leurs administrés.
- Et en fait, ce qu'on voit, c'est que les Français ne sont pas contre la transition, et ils se rendent bien compte que 7 Français sur 10 se rendent compte que les politiques de réduction de la voiture en ville sont...
- efficaces.
- En revanche, ceux dont on se rend compte, ils en comprennent le bénéfice, mais c'est la manière dont c'est mis en œuvre qui est mal vécue.
- Tant qu'il n'y aura pas d'alternative crédible pour se déplacer, notamment dans les zones rurales et les petites villes, les villages, cette contrainte de sortir de la voiture des villes, elle sera vécue comme une injustice.
- Donc c'est là qu'il y a un sujet.
- 87% des personnes interrogées qui vivent en zone rurale, effectivement, déclarent qu'il est impossible de se passer des mers, de se passer de voiture, on comprend ça.
- Et donc, quand ces gens-là se déplacent pour aller en ville, malheureusement, l'absence de place de stationnement, la limitation à 30 km heure, il y a beaucoup à dire sur ça.
- Je pense qu'on en reparlera dans l'émission.
- Tout ça, c'est vécu comme des contraintes impossibles à surmonter pour la plupart, d'ailleurs.
- Alors, effectivement, c'est vécu comme des contraintes.
- Ce qu'on voit, c'est qu'ils sont plutôt favorables, les Français et les maires aussi, sont plutôt favorables à certaines politiques qui sont des politiques incitatives.
- Par exemple, les parkings relais, ça, c'est des politiques qui sont, enfin voilà, des dispositifs qui sont bien perçus.
- Mais en revanche, effectivement, si on vous dit on réduit les places de stationnement et on augmente le prix du stationnement, personne n'est content.
- Donc, c'est là où il y a un consensus à trouver et une conciliation qu'il faudrait trouver pour arriver à concilier à la fois écologie, parce que les gens sont quand même très conscients de la problématique de la voiture, de la pollution.
- On sait bien que ce sont des problématiques de santé publique fortes, mais qu'il faut trouver la manière de le faire qui soit incitative et non pas vécue comme une contrainte et non pas un interdit, parce que ça, ça stigmatise et ça polarise, effectivement.
- Alette Dacigny, cette étude, vous l'avez faite auprès de communes de combien d'habitants ? Alors, on l'a faite sur plus de 513 maires.
- Et donc, cet échantillon est représentatif de toutes les communes.
- Ça c'est important de le préciser, parce que si on a quelqu'un dans un petit village qui nous écoute, qui dit « ben ça ne me concerne pas, on n'est pas du tout dans cette réalité. » qui dit « ben ça ne me concerne pas, on n'est pas du tout dans cette réalité. » Non, ça concerne tout le monde.
- Non, non, non, 523 maires, exactement.
- Très bien, bravo.
- Mais c'est complètement représentatif de la répartition des communes en France.
- Bravo, beau boulot.
- Merci.
- Oui, alors...
Transcription générée par IA