Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, on parle auto, 10h midi, Jean-Luc Moreau, Laurence Perrault.
- Et dans notre dernier quart d'heure, nous sommes bien sûr avec vous, il va être midi dans quelques minutes, mais juste avant on va parler du paquet automobile de la Commission Européenne, toutes ces mesures destinées à accompagner l'industrie automobile.
- Mais tout de suite, peut-être la deuxième bonne nouvelle de cette émission, après avoir parlé avec Bonheur de Rétromobiles, on parle de l'augmentation du prix des péages.
- Et c'est avec vous Pierre Chasseret, délégué général de 40 millions, d'automobilistes et que vous retrouvez également tous les matins très tôt pour sa chronique « Ça roule » sur Sud Radio, du lundi au vendredi.
- Bonjour Pierre.
- Bonjour Pierre, bonne année.
- Bonjour Pierre.
- Bonne année Pierre.
- Alors Pierre, vous avez beaucoup bu en ces fêtes de fin d'année, pour dire que c'est une bonne nouvelle en fait l'augmentation du prix des péages.
- Non, c'est moi.
- J'étais avec Laurence, donc forcément, on a consommé beaucoup plus que la bagnole, donc forcément.
- Mais on est resté sur place, on n'a pas pris le volant.
- Voilà.
- Oui, oui.
- L'augmentation des prix des péages, comme chaque 1er février.
- Mais cette fois-ci, une bonne nouvelle, c'est que ça va augmenter moins vite que l'inflation.
- Ce n'est pas la première année, ça fait quand même plusieurs années maintenant qu'on a ce type d'augmentation qui sont contenus.
- On est de l'ordre de moins de 1%, donc c'est zéro et des bananes.
- Donc c'est un dollar pour l'automobiliste et en soi, ça rattrape un petit peu en termes de pouvoir d'achat.
- La vie augmente, mais le péage avance moins vite.
- Bon, c'est plutôt ça, c'est la bonne nouvelle, entre guillemets.
- D'accord.
- Et même pour ceux qui pensent, parce que je vous ai entendu plusieurs fois parler de ça, que les sociétés d'autoroutes sont des voleurs, vous, vous avez une analyse qui est un tout petit peu différente.
- Oui, parce qu'en fait, ça c'est le...
- Mais moi, je vais te dire un truc, j'en lus quand j'ai commencé à 40 millions d'automobilistes, j'avais cette vision-là.
- Et puis d'un seul coup, je me suis dit, et si je bossais un petit peu ? Donc je me suis mis au boulot et j'ai voulu regarder un petit peu ce qui se passait.
- Je me suis rendu compte d'une chose, c'est que 1, les tarifs des autoroutes augmentaient plus fort que c'était entre les mains de l'État.
- Donc je me dis, ah bah tiens, premier indice.
- Déjà, ça augmentait déjà tous les ans quand c'était l'État qui gérait.
- Et ça augmentait plus fort.
- Le deuxième point que j'ai observé, c'est que je me suis dit, mais aujourd'hui, on a un système où on a les meilleures autoroutes du monde, elles sont dans un état de perfection d'entretien qui est impeccable, normal, c'est des sociétés privées, ça veut gérer.
- Et puis le troisième point, et là ça fait la différence, c'est qu'on a tendance à oublier un petit détail.
- C'est qu'entre 40 et 45% du prix du péage, ce sont des taxes qui vont directement, dans les caisses de l'État.
- Et vous avez bien entendu, c'est quasiment la moitié du prix du péage qui part dans les caisses de l'État.
- Donc imaginez ma tête maintenant quand j'entends un politicien me dire, il faut renationaliser, vous vous rendez compte, alors que le premier gagnant de cette concession autoroutière à des sociétés privées, le premier gagnant, c'était l'État lui-même, qui a trouvé le bouc émissaire pour dire, regardez, c'est pas moi, c'est les autres.
- Et au final, il bouffe 45% du ticket de péage.
- Rien de simple.
- Donc c'est bien.
- C'est bien beau de taper sur les sociétés, sauf que les sociétés font le boulot, augmentent moins fort que l'État, et payent 45% de taxes sur le montant du péage.
- Mais moi, je me dis qu'on n'a peut-être pas tout dit aux usagers.
- On nous mentirait dans ce pays, ce qui est horrible.
- On ne nous dit pas tout.
- Autre chose qu'on va voir sur les routes en 2026, c'est les jolies plaques roses, et c'est pas LGBT+.
- Non, non, non, c'était que pour Laurence, parce qu'un jour, elle est venue me voir, elle...
Transcription générée par IA