Par Cécile de Ménibus et Philippe David
Dépenses publiques, retraites, immigration, fin de vie... sur quel sujet souhaiteriez-vous un référendum ?
Va t-on avoir des référendums avant la fin de la présidence Macron ? Sur quels sujets ? Le chef de l’État pourrait préciser ses intentions ce soir, lors de sa grande émission sur TF1. En attendant, chacun pousse sur ses thématiques de prédilection. On en parle tout de suite !
Retranscription des premières minutes :
- Les Vraies Voix Sud Radio, le coup de projecteur des vraies voix.
- Va-t-il demander aux Français de trancher ? Le chef de l'État va s'exprimer ce soir à la télévision pour tenter de renouer avec les Français.
- En 2025, nous continuerons de décider et je vous demanderai aussi de trancher certains de ces sujets déterminants.
- Quel est l'objectif recherché par M. Macron en voulant organiser un référendum ? C'est occuper le terrain médiatique, c'est venir contrer son Premier ministre qui a lui aussi une idée de référendum.
- Les Français aimeraient qu'il porte sur des sujets précis. Les questions budgétaires sont prioritaires pour 62% des Français.
- Y aura-t-il donc des référendums avant 2027 ? Emmanuel Macron pourrait le lever, en tout cas lever le voile ce soir lors de son grand entretien sur TF1.
- En coulisses, chaque camp défend déjà ses priorités.
- Alors parlons vrai, craignez-vous un coup de com' de la part d'Emmanuel Macron ? Et à cette question, sur quel sujet souhaiteriez-vous un référendum ? Vous dites à 13% sur la dépense publique, à 7% sur les retraites, à 79% sur l'immigration et à 1% sur la fin de vie.
- Vous avez d'autres idées de référendum ? Venez nous les donner au 0826 300 300.
- En l'occurrence, Emmanuel Macron sera sur TF1 ce soir à 21h10 pendant 2h30 d'échange.
- Autour de l'actualité nationale et internationale.
- Je crois qu'Emmanuel Macron est, comment dirais-je, sincère dans sa volonté d'instaurer un référendum.
- D'abord, pour une raison simple, c'est qu'il l'a promis déjà et certes, il a trahi certaines promesses.
- Mais là, on approche doucement du crépuscule de son second quinquennat.
- Et ça peut être une manière pour lui de sortir de manière directe.
- Ligne d'un second mandat qui n'a pas été, pour l'instant, éblouissant.
- Deuxième élément, l'immigration, moi, me plairait beaucoup.
- Et je constate que dans la rédaction de l'article 11, en lui donnant une extension acceptable, on pourrait traiter de l'immigration sur le plan social.
- Reste qu'il faut que ce soit un projet de loi.
- Et donc là, il y aurait le problème, puisqu'apparemment, ça n'est pas forcément la voie.
- Que va emprunter le président ? Donc, c'est une chose qui va être intéressante.
- Que va-t-il faire ? Comment va-t-il se sortir du guépier où il est à l'heure actuelle ? Mais il est habile.
- Non, moi, l'idée, évidemment, de se référer au peuple pour savoir un petit peu, pour les grands sujets de société.
- Moi, j'aurais été beaucoup plus, comment dire, fixé sur les dépenses publiques.
- C'est quelque chose qui m'obsède.
- Quand je vois qu'on dépense le pognon, 3300 milliards, et puis on continue ça.
- On ne cesse plus de dépenser de l'argent dans tous les sens.
- Donc, je pense que c'était intéressant de voir un petit peu ce que ça va donner.
- Alors, beaucoup sont sur l'immigration.
- Parce qu'encore une fois, c'est un sujet qu'on hyper-médiatise.
- Et évidemment, les gens sont un peu comme des mulets.
- On va vers ce dont on parle le plus.
- Mais pour moi, un référendum sur la dépense publique, je pense que ça serait nécessaire.
- Parce que, visiblement, on n'apporte pas de solution.
- Le seul ennui, Bruno, c'est qu'il a été proposé, par le Premier ministre.
- Et que, donc, Emmanuel Macron n'aime pas ça du tout.
- Oui, c'est vrai.
- Pierre-Yves Martin.
- Moi, j'ai une autre interprétation, une autre grille de lecture.
- Je ne comprends pas ce sujet de référendum.
- Je ne le comprends pas parce qu'il y a eu des élections.
- Il me semble que, notamment législatives, il me semble que les blocs et les tendances qui ont été exprimées lors de ces suffrages sont assez inquiétants ou assez nets.
- Et que, de ce fait, ça ne sert à rien.
- Enfin, le peuple a voté.
- Et, quelque part, il a voté en plaçant l'ERN, puis France Insoumise...
- On a trois blocs, mais on n'arrive pas à gouverner.
- Oui, d'accord.
- Mais, du coup, il y a quand même une expression d'un ras-le-bol.
- Et donc, du coup, une fois que le peuple a dit « j'en ai ras-le-bol », en fait, ça ne sert à rien de refaire un dispositif de type référendum.
- Parce qu'en fait, ce que l'opinion, de ce que je comprends,...
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