Retranscription des premières minutes :
- Parlons Viagé.
- Avec l'Office du Viagé, bien conseillé, bien protégé.
- Avec vous Bérénice de Villeflorio.
- Et on retrouve tout de suite notre experte Marine Livotti, la directrice de l'Office du Viagé.
- Bonjour Marine.
- Bonjour Bérénice, bonjour à tous.
- Alors je l'ai dit, aujourd'hui on aborde un sujet concret, un peu plus sensible, mais il faut en parler.
- Ce sont les situations familiales complexes en Viagé, parce que derrière ces ventes, il y a souvent des histoires de famille, même toujours.
- Et on va parler notamment d'une situation plutôt fréquente, les enfants qui s'opposent à un projet de Viagé.
- C'est fréquent hein Marine ? Oui tout à fait, c'est assez fréquent, parce que le Viagé c'est finalement pas seulement de l'immobilier, c'est beaucoup d'humains avec des gros enjeux familiaux, souvent qu'il faut savoir gérer.
- Et il est vrai que les enfants peuvent avoir des craintes.
- Parfois le fait de perdre un bien familial dans leur idée, cette peur, ou simplement une incompréhension du mécanisme.
- Mais en fait il faut voir les choses de manière beaucoup plus large et les remettre dans leur contexte.
- Ce qu'il faut savoir, c'est que très souvent les parents ont recours au Viagé parce que leur retraite ne leur permet plus de subvenir correctement à leurs besoins, parce qu'ils n'arrivent plus à vivre de manière confortable.
- Ils n'ont plus de quoi parfois entretenir leurs biens ou financer même un accompagnement médical à domicile.
- Et de leur côté, les enfants n'ont pas forcément malheureusement toujours les moyens financiers, dans le contexte actuel d'autant plus, d'aider leurs parents comme ils le voudraient.
- Et dans ces cas-là, le Viagé devient une solution très concrète qui permet d'apporter des revenus complémentaires, tout en restant chez soi.
- Et donc il y a un vrai travail de pédagogie à faire, on peut le dire.
- Oui, exactement. Notre rôle, il va être aussi de rassurer les familles dans ces cas-là, d'expliquer le montage, de montrer que tout est encadré.
- Et souvent, une fois que les choses sont bien expliquées, les enfants comprennent qu'il s'agit d'une solution qui va sécuriser leurs parents, plutôt que d'être une contrainte.
- Et j'imagine que certaines situations juridiques peuvent compliquer les choses, on va dire ? Oui, c'est le cas de le dire.
- Effectivement.
- Il y a des cas comme les situations d'indivision suite à une succession, les biens qui sont détenus en SCI, ou encore un vendeur qui serait sous tutelle ou curatelle, ou encore des situations de séparation assez longues ou de succession qui sont non réglées.
- Dans ces cas-là, effectivement, il faut que toutes les parties soient d'accord pour vendre.
- Et ça peut parfois rallonger les délais ou tout au moins nécessiter des négociations importantes.
- Et vous avez des exemples concrets ? Oui, bien sûr.
- Là, dernièrement, j'ai accompagné une vente d'un bien familial où la mère était usufritière du bien.
- C'est-à-dire qu'elle occupait le logement.
- Et le fils, lui, était nu propriétaire.
- Elle lui avait fait donation, finalement, des bureaux de sa maison.
- La problématique, c'est que la maman voulait aider son fils qui était dans des difficultés financières importantes.
- Sauf que, finalement, le seul patrimoine qui leur restait, c'était cette fameuse maison.
- Donc on a structuré la vente pour que le fils puisse récupérer sa part en nu propriété et qu'il retrouve une stabilité financière tout en sécurisant, bien évidemment, la situation de la maman à l'intérieur de la maison.
- Donc là, dans cet exemple, on le voit, le viagé peut servir à débloquer des situations familiales, des situations financières un peu compliquées.
- Oui, exactement.
- Et un autre cas concret qu'on a eu assez récemment aussi, un vendeur qui était séparé de sa compagne depuis maintenant plus de 10 ans.
- Sauf que, malheureusement, comme il n'avait rien fait au moment de la séparation, le bien était resté en indivision.
- Alors là, la dame ne détenait malheureusement que 15% du bien, mais ça la suffisait malgré tout à bloquer complètement notre vente.
- On a dû aller négocier avec elle une indemnisation de sa cote-parte pour pouvoir permettre au vendeur de récupérer la pleine maîtrise de son bien et de pouvoir le vendre.
- Donc, ce n'est pas bloquant.
- Mais j'imagine que ça demande plus de...
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