Retranscription des premières minutes :
- Back to Car, première marque de pièces auto recyclées et garanties à vie vous présente.
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- Sud Radio, on parle auto et d'environnement.
- Et on va parler du leasing social avec vous Marc Bruchet, vous êtes président de la branche concessionnaire Mobilian, véhicule particulier.
- Bonjour.
- Alors pourquoi ce sujet l'a mis Jean-Luc sur le leasing social aujourd'hui ?Parce que le leasing social, beaucoup de succès l'année dernière, on a dit voilà, ça va permettre aux ménages modestes d'accéder aux véhicules électriques.
- On rappelle rapidement.
- Voilà, on va le dire dans la suite.
- Et on nous avait promis cette année que la deuxième phase du leasing social serait.
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- Genre, dépêchez-vous parce que seuls les premiers seront servis.
- Et finalement, ça a démarré pas trop mal.
- Et aujourd'hui, c'est plus mou Marc.
- Oui, alors je pense que d'abord, le leasing social, c'est une mauvaise réponse à une bonne question.
- Alors la bonne question, c'est comment assurer la décarbonation du parc sans aboutir à un phénomène d'exclusion sociale par le prix.
- Bon.
- La réponse, c'est donner accès à la mobilité électrique aux ménages les plus contraints financièrement.
- Alors c'est un dispositif qui est socialement inefficace, extrêmement coûteux et qui est sans impact sur l'objectif de décarbonation.
- Alors il est socialement inefficace parce que par construction, il est voué à l'échec.
- Vous avez deux obstacles, vous avez le prix.
- Même avec une remise de 13 000 euros dans la version 1 ou de 7 000 euros dans la version 2, il reste hors de portée pour la population de ménages considérés.
- Et surtout, ce sont des véhicules qui ne sont pas polyvalents.
- Or les ménages qui sont visés sont des ménages qui sont monomotorisés.
- Il leur faut un véhicule pour leurs besoins quotidiens, se rendre sur leur lieu de travail, amener les enfants à l'école et aussi deux fois par an pour assurer de longs trajets pour partir en vacances.
- Ou même parfois plus que deux fois par an.
- Oui, parfois, alors on va réduire.
- Mais si vous prenez les véhicules d'entrée de gamme pour baisser le prix des BEV qui sont actuellement dans le cadre du leasing social.
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- Oui, donc des véhicules électriques à batterie, parce qu'il y a des gens qui nous écoutent, le BEV, ils ne savent pas trop ce que c'est.
- Véhicules électriques à batterie, on prend l'exemple de la R5, par exemple.
- La R5 de base, elle a une petite batterie qui est de 40 kW.
- Donc elle a une autonomie très limitée, 312 km en WLTP, ce qui veut dire qu'en gros vous avez 200 km réels.
- C'est un peu juste quand même comme autonomie.
- Et puis surtout, par ailleurs, même pour une utilisation urbaine, il faut avoir une solution de recharge de préférence à domicile.
- Si on habite en HLM, il n'y a pas de borne de charge à proximité.
- De préférence à domicile parce que c'est la moins chère.
- Or ce type de ménage n'habite pas dans une résidence de luxe avec des boxes où vous pouvez avoir une borne de recharge, ou en pavillon avec une oil box.
- Donc ça ne peut pas marcher.
- En plus, ce modèle qu'on a pris comme exemple ne fait pas de charge rapide.
- Donc si vous voulez aller loin, il faudra vous arrêter 4h, 5h pour recharger.
- On rappelle quand même à tout le monde que le leasing social, c'était d'accéder à une voiture électrique pour certains à moins de 100 euros par mois, voire à 100 euros par mois.
- Déjà la base, c'est ça.
- C'était les plus modestes.
- Mais en fait, la cible n'est pas bonne.
- Parce que qui a profité du leasing social ? On le sait aujourd'hui.
- Les classes moyennes.
- Très clairement, on a le bilan de la première version.
- C'est un effet d'aubaine pour les classes moyennes.
- Et ça va s'accentuer dans la deuxième version, puisque vous avez une baisse de la ristourne.
- Elle passe de 13 000 à 7 000.
- Et vous avez forcément une augmentation du prix,...
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