Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, ça va mieux en le disant, Jean Dorido.
- Et bonjour mon cher Jean Dorido.
- Bonjour mon cher Maxime, bonjour à tous.
- L'année 2026 de belles voix, enfin de vives voix bien sûr.
- Mais belles voix, c'est un bel organe Maxime.
- On n'est pas encore Barry White quand même, il faut rester tranquille.
- Docteur en psychologie, créateur du site hypnoseparis.com.
- Nous sommes le 10 janvier et parmi les bonnes résolutions, parce que c'est la période de l'année où on essaye d'en faire, il y a le fameux dry january, ne pas boire une seule goutte d'alcool durant tout le mois de janvier.
- Et j'ai envie de vous demander ce matin, Jean, est-ce que le dry january, ça marche vraiment ? C'est une excellente question mon cher Maxime, comme toujours.
- C'est un métier, c'est un métier.
- J'admire.
- C'est l'occasion en tout cas d'abord de rappeler que toute initiative qui essaye de réduire les ravages causés chaque année par l'alcool est à saluer parce que c'est encore aujourd'hui la deuxième cause de mort évitable dans notre pays.
- Juste après le tabac, la cigarette tue 75 000 personnes chaque année dans l'Hexagone, l'alcool 49 000.
- Alors certes, c'est moins.
- Cela dit, ça reste quand même colossal.
- Et pour répondre à votre question, eh bien oui, mon cher Maxime, on peut dire que le dry january fonctionne d'abord parce que le nombre de personnes qui participent grandit d'année en année.
- Ce sont au bas mot 4,5 millions de Françaises et de Français qui tentent...
- C'est pas mal.
- C'est quand même important de relever ce défi de ne pas boire une seule goutte d'alcool.
- Pendant tout un mois entier.
- Et puis, cela fonctionne aussi parce que plus de la moitié des personnes qui participent rapportent une amélioration de leur bien-être.
- Et c'est un fait que quand vous ne buvez pas d'alcool, eh bien, vous améliorez votre sommeil, vous avez plus d'énergie et puis vous reposez votre foie, ce qui fait évidemment le plus grand bien.
- Et puis, dernier point, non des moindres, Maxime, le dry january fonctionne puisque 62% des participants déclarent consommer moins d'alcool qu'avant, même trois mois après la fin de l'opération.
- Donc allez-y, tentez l'expérience.
- Ça vaut vraiment le coup.
- Si j'ose dire.
- Oui, ça c'est sûr.
- Donc si je vous écoute, il ne faut pas hésiter à se lancer.
- Mais j'imagine quand même que ce genre d'opération doit aussi avoir ses limites.
- Ça ne peut pas se transformer en gadget commercial.
- Non, vous avez raison, Maxime.
- Évidemment, le dry january n'est pas une panacée dans la mesure où les personnes qui s'y engagent sont déjà sensibilisées, lucides finalement sur les risques d'accoutumance ou même de dépendance aux produits alcools.
- Tandis que les personnes qui sont dans le déni, eh bien, elles ne se sentent en réalité même pas concernées.
- Une autre limite, eh bien, c'est qu'à la longue, les anciennes habitudes de consommation reviennent.
- Et même si les participants rapportent se sentir davantage en capacité de contrôler leur consommation, eh bien, cela ne les empêche pas de consommer comme avant.
- Il y a un effet du genre, j'ai vu que j'étais capable de ne pas boire pendant 31 jours, donc finalement, c'est bon, je ne suis pas addict et je peux y aller franco.
- Et puis, dernier point, dernière limite à ce dry january, c'est qu'il ne change pas les représentations sociales du produit alcool qui restent encore aujourd'hui associés à la fête plutôt qu'à un produit dangereux.
- Écoutez typiquement votre consoeur, Maxime, Léa Salamé, qui réagit sur France Télévisions dans l'émission Quelle Époque au témoignage du comédien Artus qui explique à quel point il se sent mieux depuis précisément qu'il a arrêté de consommer de l'alcool.
- C'est quoi votre petit truc en plus pour vous blinder contre les angoisses ? Parce que vous dites que vous êtes un très très gros angoissé.
- Oui, alors j'ai fait plein de petits trucs en plus et ça va beaucoup mieux. J'ai arrêté de boire, j'ai arrêté de fumer. Vous êtes devenu chiant.
- Alors évidemment, gros malaise, un comédien témoigne du bien-être qu'il ressent à ne plus boire d'alcool et les journalistes le disqualifient immédiatement, l'accusant d'être rabat-joie. Il y a...
Transcription générée par IA