Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, ça va mieux en le disant, Jean Dorido.
- Et bonjour mon cher Jean.
- Bonjour mon cher Maxime, bonjour à tous.
- Docteur en psychologie, créateur du site hypnoseparis.com.
- Jean, on a beaucoup parlé ces dernières heures de notre fierté française qui s'appelle Sophie Adnaud, qui est en route pour l'ISS, la fameuse Station Spatiale Internationale, 30 ans après Claudie Ignoré.
- Elle est la deuxième femme française dans l'espace, l'événement est planétaire, mais pourquoi on est à ce point fasciné par les étoiles mon cher Jean ? Alors très bonne question mon cher Maxime.
- En fait, l'être humain est depuis toujours fasciné par ce qui se passe dans le ciel.
- C'est comme un réflexe, dès le plus jeune âge, en tout temps et en tout lieu, lever les yeux, contempler la lune, les étoiles, c'est plus fort que nous.
- Les cultes solaires étaient très nombreux dans l'Antiquité et les premières représentations des constellations remontent à l'Egypte du Moyen Empire, plus de 2000 ans avant notre ère.
- En fait, il y aurait manifestement une prédisposition de notre cerveau à sécréter des hormones de bien-être dès que nous contemplons les étoiles.
- Les chercheurs ont même donné un nom à ce phénomène, ils appellent ça l'effet Wahoo.
- Une étude anglaise auprès de 2500 volontaires montre que le simple fait de contempler un ciel étoilé provoque instantanément un effet de bien-être.
- Le résultat, ce sont des émotions inouïes à chaque fois qu'une fusée développe des centaines, voire des milliers de kilos, de tonnes plutôt, de poussées pour s'extraire de la gravité terrestre.
- C'était encore le cas hier à Cap Canaveral, en Floride.
- Écoutez.
- Et voilà, plus que 10.
- 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1.
- Engine ignition.
- Et décollage du moteur et décollage.
- Décollage du lanceur Falcon 9 avec la mission Crew 12 à bord.
- En direction de l'ISS.
- Effectivement, ces moments sont forts en émotions, mais psychologiquement, pour les spationos notamment, cela doit être hyper éprouvant.
- Est-ce qu'on a une idée de toutes les qualités requises pour partir, justement, dans les émotions ? Les compétences nécessaires, elles sont extrêmement impressionnantes parce qu'elles sont ultra variées.
- Il y a d'abord, évidemment, les connaissances techniques qui se doivent d'être encyclopédiques.
- L'astronaute française, durant ses 8 mois à l'intérieur de l'ISS, va réaliser des centaines d'expériences scientifiques.
- Mais il y a aussi les compétences de pilotage proprement dites qui atteignent chez les astronautes des sommets exceptionnels.
- Typiquement, Sophie Adenaud, d'abord ingénieure super-héros, est la première femme française pilote d'essais d'hélicoptère pour la Médler.
- Après des missions de sauvetage en Afghanistan, notamment, elle totalise plus de 3000 heures de vol sur 22 types d'appareils différents.
- Elle a quand même dû se préparer des années dès qu'elle a été sélectionnée par l'ESA, l'Agence Spatiale Européenne, parmi 22 500 candidats.
- Et puis, évidemment, le troisième volet, non des moindres, ce sont les aptitudes psychologiques essentielles pour passer 8 mois en équipe dans un espace confiné.
- Il faut un mental d'acier, une maîtrise des émotions à toute épreuve, même en cas de stress extrême, et une capacité, Maxime, à coopérer en équipe.
- Contre vents et marées, sur ce point, les recherches en psychologie ont énormément progressé, notamment depuis la mission russe Soyuz T-5 en 1982, qui emmène deux astronautes dans l'espace pour un séjour de 211 jours.
- 211 jours durant lesquels les deux hommes n'échangeront quasiment pas un mot tant ils ne se supportent plus.
- Les chercheurs parlent de situations de frustration, agression.
- Le cerveau privé de ces sources de gratification habituelles n'est plus en capacité de digérer la moindre contrarieté, ce qui le rend hostile.
- Les spationautes d'aujourd'hui sont heureusement, précisément, entraînés à faire face à toutes ces situations.
- Et alors, justement, pour nous qui restons cloués sur Terre, un peu modestes spectateurs, est-ce que ça ne risque pas d'être un peu frustrant de voir cet équipage en permanence en apesanteur au-dessus de nous ? Eh bien, en fait, cela dépend de l'état d'esprit dans lequel vous allez suivre cette mission, parce que plutôt que de la frustration, cela peut tout simplement faire rêver.
- C'est ce qui s'est passé en 1996 pour Sophie Adeno, qui, à 14 ans, lorsqu'elle voit Claudia Nuret, première spationaute française, s'envoler dans...
Transcription générée par IA