Le prix du carburant au plus haut depuis les Gilets Jaunes

Mauvaise nouvelle pour ce 1er mai : les prix des carburants sont aujourd’hui plus élevés qu’au moment du déclenchement de la crise des gilets jaunes...

Oui, peut-être vous en êtes-vous rendus compte si vous avez fait le plein de votre réservoir, mais les prix de l’essence battent des records.

Le prix du sans-plomb 95 se situe en moyenne à 1,58 euro par litre, alors qu’il n’était qu’à 1,56 euro en octobre dernier. Quant au gazole, pour ceux qui ont des moteurs diesel, il atteint 1,48 euro par litre, contre 1,46 euro avant la crise des Gilets Jaunes.

Et il s’agit là de chiffres officiels constatés dans toute la France par le Ministère de la Transition écologique. Cela signifie qu’en dépit de l’abandon des surtaxes sur les carburants annoncé le 10 décembre, par le Chef de l’État, le problème est toujours là. Tout ça tombe mal évidemment pour Emmanuel Macron qui vient encore d’annoncer 7 milliards de pouvoir d’achat pour les Français et des baisses d’impôt de 180 à 350 euros par an. Ce qui équivaut à environ 2 à 4 pleins d’essence, pour les Français qui roulent beaucoup.

Vous parlez d’Emmanuel Macron. Mais là il n’y est pour rien ?

Vous avez parfaitement raison. Comme il avait dit à un Français au début du mois de novembre, le prix du pétrole, c’est pas « bibi ». Or, les prix à la pompe varient naturellement directement en fonction du prix de l’or noir et de la parité euro-dollar. Le problème c’est que depuis le début de l’année, les prix du pétrole sont sur une pente franchement ascendante. Et très récemment ils se sont envolés lorsque Trump a menacé de sanctions les pays qui se fournissent auprès de l’Iran. Cette décision a fait flamber les prix du pétrole et c’est ce phénomène-là qui transparaît aujourd’hui dans les prix de l’essence. Pour essayer de calmer la situation l’Arabie Saoudite a promis de vendre plus de pétrole sur le marché. Mais c’est un pis-aller.

Du coup, dans les couloirs de l’Élysée ou de Matignon, on réfléchit à un possible plafonnement des prix, qui se ferait par un étêtement des taxes.

Une chose est sûre, après 25 samedis de manifestations, un Grand Débat et un chèque de 17 milliards aux Français, c’est un sujet que le pouvoir surveille – si j’ose dire – comme l’huile sur le feu.