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Hollande lance l’opération « vous allez me regretter »

François Hollande est à Gao pour rencontrer les dirigeants africains. De leur côté les Républicains battent les tambours du rassemblement, mais en toute sobriété.

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Quatre ans jour pour jour après le lancement de l'opération Serval visant à contrer l'avancée des djihadistes au Mali, François Hollande sera à Gao, lieu stratégique de l'intervention française, et ensuite à Bamako. C'est là que le président va développer la nouvelle doctrine souveraine en Afrique : sécurité et développement. La France considère qu'il n'y a pas de développement possible sans un terrain apaisé et sécurisé.

Car si l'on pense que François Hollande a terminé de faire de la politique, on se trompe. En ce mois de janvier régalien durant lequel il s'exprime régulièrement à cause des vœux, François Hollande déclenche envers l'opinion l'offensive et l'opération, "vous allez me regretter."  Des vœux qui ressemblent tout de même à une tournée d'adieu, mais François veut conjurer sa mort politique prochaine. Il a passé toute sa vie en campagne, il lui est donc difficile de s'arrêter. Donc il veut montrer, alors même que les candidats à la primaire sont en train de s'écharper, qu'il livre le message de la France aux chefs d'états africains.

Pendant que François Hollande est en Afrique le parti les Républicains réunit ses cadres lors d'un conseil national, qui aura lieu le 14 janvier, afin d'entériner la candidature de François Fillon. Le cadre les Républicains c'est du prêt à vibrer, mais le programme semble avoir totalement douché leur enthousiasme. Une demi-journée de travaux seulement et des discours à l'enfilade en attendant la conclusion du candidat. La Salle de la Mutualité avait été réservée par les équipes de Nicolas Sarkozy afin d'exorciser le spectre du discours de la défaite de 2012 avant de repartir à la conquête du pouvoir.

Mais le candidat Fillon, que l'on sait sobre, secret même, n'a pas souhaité transformer ce conseil national en grande cérémonie d'investiture. Il ne compte pas s'appuyer sur le parti. Le candidat est convaincu qu'une campagne se mène avec une équipe restreinte, dans un cercle très fermé. En contrepoint, la foule de porte-paroles et de conseillers nommés s'apparente à un organigramme de l'armée mexicaine. Dont-on peut se moquer, mais à une seule condition, en faire partie. Ainsi va le théâtre de la politique.

 

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