Bernard Cazeneuve est au travail, mais pas de quoi fouetter une majorité au 49.3

Pendant que le gouvernement s'échine à paraitre occupé sans l'être vraiment, la question du nucléaire civil et militaire se pose.

 

Bernard Cazeneuve au travail, Macron, Darmon 19/01/2017

Vous connaissez la devise de Bernard Cazeneuve : « Le courage politique est de dire la vérité. » Et il a un blason : « Je suis plus Mendès, que Trump. » C'est une référence à Mendès France le Président du conseil durant la Quatrième République, qui avait poussé la notion de transparence. Mais les dossiers sur la table du gouvernement sont -certes - utiles, mais en voie de finalisation. La mise en route de la ligne expresse Charles de Gaulle, la mise en œuvre des travaux du canal seine nord, certes il y a un texte de loi sur l'outre-mer dans l'agenda, mais pas de quoi fouetter une majorité au 49/3. En clair, on lève le pied et on laisse les dossiers sensibles pour les successeurs.

On aura dans les tribunes notre lot de volontés souhaitant redresser le pays, tout en se donnant des marges de manœuvre, afin de renouer avec la croissance et la confiance. La réalité est beaucoup plus crue. Tout le quinquennat prochain sera marqué par des dépenses pour le nucléaire civil et militaire. Il va falloir payer le maintien de notre capacité de dissuasion, il va falloir trouver quelques milliards pour renflouer EDF et se maintenir à flot chez nos principaux clients que sont les Chinois. Il faudra trouver 50 milliards pour l'opération Grand Carénage. C'est-à-dire refaire les centrales. Il faudra également parler du budget alloué aux troupes. La défense a obtenu un arrêt de la déflation de sa troupe et cet objectif doit être maintenu. En clair, il n'y aura aucune marge de manœuvre et la guerre avec Bercy sera sans merci.

Pendant ce temps l'équipe de Gérard Larcher fait passer un message aux fonctionnaires du Sénat. Qu'ils prennent vite leurs jours de congés et profitent des vacances parlementaires. Étant donné qu'après les élections le Sénat pourrait siéger jusqu'à la mi-août en session extraordinaire. Donc si François Fillon est élu, les parlementaires vont immédiatement sentir le changement. L'été sera le moment pour faire passer de nombreuses réformes.