éditorial

L'édito de Jean-Baptiste Giraud

A propos...

Après 10 ans à BFMTV, il fonde l’hebdomadaire économique gratuit Economie Matin en 2004. Après l’avoir vendu, il le relance en pure-player en 2012. Il est également l’auteur d’une dizaine d’ouvrages e...
Jean-Baptiste Giraud ©Anthony Ghnassia
Economie

Les vendanges s'annoncent historiquement basses

Les vendanges s'annoncent historiquement basses

Les vendanges 2017 s'annoncent historiquement basses, en raison du gel tardif qui ont endommagé les vignes.

Les moissons sont à peine terminées que l’on pense déja aux vendanges.. Malheureusement, celles ci devraient être nettement moins florissantes JBG On s’achemine vers une récolte historiquement basse prévient le ministère de l’Agriculture, prenant pour référence l’année 1991, qui avait été catastrophique, à cause du gel tardif.

Une baisse de 17% par rapport à l'an dernier

Comme ce fut le cas en 2017, on a connu cette année des gelées tardives jusqu’en avril et même en mai, alors que les vignes avaient déjà commencé à bourgeonner. La récolte devrait donc être mauvaise : on parle ainsi de 37,6 millions d’hectolitres, soit 17 % de moins que l’an dernier, et 16 % de moins que la moyenne des 5 dernièes années. Toutes les régions viticoles sont concernées mais le Bordelais, les Charentes ainsi que l’Alsace et le Jura le seront plus que les autres, en tout cas en ce qui concerne le gel.

En Bourgogne et dans le Beaujolais mais aussi dans le sud Ouest, le Languedoc et sur le pourtour méditerranéen, ce sont des orages de grêle qui ont détruit une partie des grappes en pleine croissance. D'autre part, on a aussi remarqué dans cette dernière région un autre phénomène, appelé “coulure”, qui désigne la chute des fleurs avant fécondation, ce qui ne donne, évidemment pas de grappe.

La production des vins à eaux de vie et à cognac pourrait s'effondrer de 31%

On constate également que certains cépages très spécifiques sont davantage frappés que d'autres. C’est le cas par exemple des vins à eaux de vie et à cognac, dont la production pourrait s’effondrer de 31 %. Les prévisions tablent sur 5,3 millions d’hectolitres contre 8,2 millions en moyenne. Conséquences, ces vins, qui sont exportés à 80 %, vont donc voir leur prix flamber sur les marchés.

Tout cela n’est pas très rassurant, mais on ne parle ici que de quantité, pas de qualité. Or, nous ne sommes qu’a la fin du mois de juillet et il y a encore tout le mois d’août ainsi qu'un bout de septembre à laisser passer. Et comme diraient les vignerons, “août fait le raisin, septembre fait le vin”.

Il n’en reste pas moins que la situation est difficile pour bien des exploitations, d’autant que seule une sur 4 est assurée contre le gel. Sans parler de la concurrence de plus en plus vive des autres pays producteurs qui montent en gamme leurs vins et augmentent aussi leur production.

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