Les salons de coiffure après le confinement - Sud Radio à votre service avec Fiducial

Aujourd'hui, les coiffeurs n’ont toujours pas reçu du ministère la fameuse fiche métier, détaillant les gestes barrières contre le Covid-19, qu'ils attendaient pour lundi 4 mai. Christophe Doré, président de l'Unec, l’Union nationale des entreprises de coiffure, était ce matin l'invité de Sud Radio à votre service.

A client wears a face mask in a hair salon in southern Athens on May 4, 2020, on the first day of the lockdown ease in Greece, after a long period of confinement due to the Covid-19 pandemic caused by the novel coronavirus. (Photo by ARIS MESSINIS / AFP)

Promise par la ministère du Travail, Muriel Pénicaud, cette fameuse fiche métier n'arrive toujours pas. Ce protocole, rédigé par l'Unec, en collaboration avec les partenaires sociaux, attend validation du ministère.

 

Pour Christophe Doré c'est un scandale : "J’ai 85 000 entreprises derrière moi, qui attendent de prévenir leurs clients et leurs salariés pour mettre les mesures sanitaires en place".

 

Entre temps, nombre de coiffeurs n'ont pas attendu la fiche métier pour se préparer : masques, gels, visières, peignoirs lavables, peignoirs jetables, sprays… Tout est en train d'être mis en place pour la sécurité des clients, comme des salariés.

On coiffera moins de clients - Christophe Doré

Selon un sondage, 6 français sur 10 devraient se ruer chez le coiffeur dans les prochaines semaines : "Les collègues croulent sous les appels, les pages de rendez-vous se remplissent à vitesse grand V ", commente Christophe Doré. "Mais il y a aussi une inquiétude, car il y aura des restrictions en terme de place dans les salons de coiffure. Il ne pourra pas y avoir de personnes en attente car les gens n’auront pas le droit de stationner dans le salon", ajoute-t-il. De plus, les coiffeurs devront tout désinfecter à chaque client, ce qui demandera du temps, et de la main d’oeuvre. Le président de l'Unec s'inquiète : "On coiffera donc moins de clients", ce qui devrait entraîner une perte de chiffre d’affaires. Après presque deux mois de fermeture administrative, la reprise est un enjeu important pour les salons de coiffure, et Christophe Doré espère que les Français seront compréhensifs, notamment face à la hausse des tarifs.

Christophe Doré a également exprimé son deuil suite au décès de Bernard Stalter, le 13 avril dernier, à qui il succède à la tête de l’organisation.

Sud Radio à votre service dans Le Grand Matin Sud Radio à 6h50 avec FIDUCIAL.

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