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Le Lot-et-Garonne lance un appel au secours à Emmanuel Macron

Par Jérémy Jeantet (avec AFP)

Le président du conseil départemental du Lot-et-Garonne, Pierre Camani, a écrit à Emmanuel Macron pour l'alerter des difficultés budgétaires des départements.

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Une lettre ouverte comme un appel à l'aide. Pierre Camani, président du conseil départemental du Lot-et-Garonne, a écrit à Emmanuel Macron pour le sensibiliser à l'épineuse question des difficultés budgétaires rencontrées par les départements, notamment celui qu'il préside depuis 2008.

"La campagne présidentielle a mis en exergue les profondes inégalités qui fracturent notre pays, entre les territoires qui bénéficient pleinement de l'économie mondialisée et ceux, ruraux, engagés dans des trajectoires d'appauvrissement, en proie à un sentiment d'abandon et de déclassement", écrit le sénateur socialiste, qui souligne que son département, le Lot-et-Garonne, appartient à cette deuxième catégorie.

Un département au "potentiel fiscal très faible", comptant "63 % de foyers non-imposables" et pour qui "la baisse des dotations de l'État, à hauteur de 15,8 millions d'euros en 2017 par rapport à 2014, rend la situation explosive", alors que, "depuis 2008, nous avons considérablement réduit le train de vie de la collectivité". Un message au nouveau président de la République qui compte notamment puiser dans la fonction publique territoriale pour trouver les 120 000 suppressions de postes dans la fonction publique promises pendant la campagne et répétées par Gérald Darmanin ce mardi.

Pour faire face à cette situation, Pierre Camani n'a eu d'autre choix que de bâtir ce qu'il appelle "un budget de résistance", dans lequel figure "une recette de 20 millions d'euros", qui n'est pas réalisée mais qui correspondrait, espère-t-il, à "une dotation exceptionnelle de l'État, absolument nécessaire au rétablissement de nos comptes".

Cette initiative a d'ailleurs entraîné la saisine de la chambre régionale des comptes par la préfecture, afin d'examiner un budget voté "sans équilibre réel". Dans l'espoir de trouver une solution, Pierre Camani s'en remet désormais au président de la République, Emmanuel Macron.

"Si aucune initiative n'était prise, la fracture territoriale qui déchire notre pays en serait gravement accentuée", prévient l'élu, qui fait également valoir que "15 autres départements", dont trois en Nouvelle-Aquitaine (Creuse, Corrèze et Charente-Maritime), connaissent les mêmes difficultés que le Lot-et-Garonne, au point d'avoir suspendu, "faut d'une juste compensation, le paiement de plusieurs mensualités du RSA, pour un montant cumulé de 215 millions d'euros".

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